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Le tourisme fluvial le slow tourisme par excellence

| Publié le 9 avril 2024
Thèmatique :  Fluvial   Vélotourisme 
             

Prendre son temps, au fil de l’eau, pour (re)découvrir la diversité des paysages, le patrimoine local, historique, culturel et gastronomique… telle est la promesse d’un tourisme fluvial qui offre un vivier de destinations variées à la fois proches et dépaysantes, au gré des 8 500 km de fleuves, rivières et canaux que compte le réseau navigable français. Avec l’engouement pour les hébergements insolites, la location de bateaux habitables, jusque-là plébiscitée par un public plutôt sénior, séduit de plus en plus de Français. Un choix de vacances original et au potentiel incroyablement ressourçant qui a toute sa place à l’heure de la recherche de « déconnexion ». Panorama d’un secteur touristique qui a tout pour nous plaire.

Les Canalous, spécialiste France du tourisme fluvial

Des séjours fluviaux accessibles à tous

Disons-le d’emblée : pas besoin de permis pour piloter un bateau de location ! Le jour du départ, l’instructeur fournit toutes les explications nécessaires, avant de dispenser un cours de pilotage (18 ans min). Les bateaux sont conçus pour une prise en main aisée. « Quatre loueurs nationaux opèrent en France, nous précise Audrey Salami, de la Fédération des Industries Nautiques, dont les loueurs fluviaux sont membres. Il s’agit de Locaboat, Le Boat, Les Canalous et Nicols. Ces opérateurs disposent de bases sur l’ensemble du territoire national et aussi à l‘étranger. Il existe également de nombreux opérateurs locaux, parfois affiliés à ces loueurs nationaux, comme Intercroisières. » La flotte des bateaux de location représente près de 1 600 unités réparties sur 94 bases dans toute la France.

Réseau voies navigables de France

Autre atout : qu’il s’agisse de séjours familiaux, d’escapades en amoureux ou de virées entre amis, les vacances fluviales sont adaptées à toutes les configurations. Les bateaux, de capacités variables allant de deux à douze personnes, possèdent de nombreux équipements de sécurité, comme des filières pour une circulation à bord aisée et sûre, notamment avec des enfants. Par ailleurs, la découverte des lieux traversés reste au cœur de l’expérience, en fonction des attentes de chacun. La navigation en soi va occuper 4 à 5 heures par jour en moyenne. « Le reste du temps, de multiples activités touristiques ou ludiques peuvent jalonner le parcours. Vélo, randonnée pédestre ou équestre, baignade dans les lieux autorisés, pêche, visite de sites… » Pas de place pour l’ennui, ou alors seulement si on l’a choisi !

La Camargue. Crédit : Nicols

C’est ce que Voies Navigables de France (VNF), principal gestionnaire du réseau, appelle le « Tourisme Fluvestre », englobant l’ensemble des activités sur l’eau et en bord d’eau, entre « fluvial » et « terrestre ». Les loueurs proposent d’ailleurs de nombreux circuits thématiques : Histoire et Patrimoine ; Nature ; Gastronomie ; Œnologie ; En Famille… L’avantage de ce mode de vacances est de pouvoir s’arrêter en toute liberté où l’on veut : en plus des ports aménagés, le bateau peut être amarré en pleine nature dans certaines régions, au calme, au gré des envies, par exemple pour admirer l’un des 4 000 ouvrages d’art qui ponctuent le réseau ou découvrir certaines maisons éclusières revalorisées.

Quant aux tarifs, ils sont établis en fonction de la capacité du bateau, de son niveau de confort, des saisons et de la durée de séjour. En général, les prix s’échelonnent entre 250 euros et 400 euros par personne et par semaine.

Une économie touristique au bénéfice des territoires

Chaque année, plus de 120 000 passagers (dont deux-tiers de nationalité étrangère) naviguent en France. Le poids économique de l’activité représente plus de 111 millions d’euros, dont 59 % ont profité directement aux territoires, principalement par les dépenses locales dans le secteur de la restauration et des bars-cafés, ainsi que pour l’achat des produits locaux. Le secteur génère également 600 emplois directs. Le potentiel de croissance de l’activité auprès de la clientèle française, encore peu habituée à cet usage, est une perspective encourageante pour le développement de ce slow tourisme tricolore.

Parallèlement, une belle synergie s’opère entre le tourisme fluvial et le vélotourisme. Avec plus de 90 % du réseau navigable situé à moins de 5 kilomètres d’une véloroute, c’est tout naturellement que les passagers d’un bateau passent de la balade sur l’eau à la promenade à vélo, profitant d’un faible dénivelé des chemins de halage, dans un environnement naturel ressourçant, et permettant de relier les pôles urbains ou certains sites remarquables à proximité plus ou moins immédiate de la voie d’eau. VNF joue d’ailleurs un rôle important dans l’aménagement de nouveaux itinéraires cyclables, en partenariat avec le coordinateur du réseau national cyclable « Vélos & Territoires », et participe au développement du « Label Accueil Vélo » qui garantit un accueil de qualité le long des itinéraires cyclables. Le duo canaux et vélo a de beaux jours devant lui, certains loueurs de bateaux l’ayant bien compris en proposant la location de vélos à leur clientèle.

©Holger Leue – Le Boat – Canal du Midi
Béziers, Hérault, France

Un secteur attentif aux enjeux écologiques

Face aux enjeux climatiques et à l’évolution incontournable du tourisme, le réseau fluvial, ancré dans les territoires, dispose de réels atouts pour réinventer des activités touristiques et de loisirs durables : la proximité et la connexion avec son environnement naturel et son tissu économique local en font une source de solutions variées aux défis posés de la transition.

Conscient des enjeux, Voies Navigables de France, qui gère plus de 600 sites de plaisance répartis sur l’ensemble de son réseau navigable, s’est associé à l’association Teragir, créatrice du label « Pavillon Bleu ». Cet écolabel international valorise les communes qui s’engagent en faveur de la protection et de l’éducation à l’environnement. Les gestionnaires de ports de plaisance fluviaux sont ainsi activement incités à s’engager dans la démarche de labellisation et plus généralement dans une démarche environnementale de gestion des infrastructures fluviales.

Pont-canal. Crédit : Locaboat

Avec l’objectif de faire du tourisme fluvial une véritable filière écotouristique, Voies navigables de France encourage également le déploiement d’une flotte électrique performante. Ce soutien se concrétise à travers une collaboration étroite avec Nicols et Les Canalous, deux acteurs reconnus non seulement pour leur rôle de loueurs mais aussi de constructeurs. Ils ont mis en place une initiative pionnière en déployant, à ce jour, trois bateaux à propulsion électrique sur le Canal de la Marne au Rhin : deux appartenant à Nicols et un à Canalous, marquant ainsi un pas significatif vers la réduction de l’empreinte carbone. En parallèle, les loueurs fluviaux avancent concrètement vers des carburants plus respectueux de l’environnement. Les Canalous ont annoncé convertir toute leur flotte de 300 bateaux diesel à l’utilisation d’un biocarburant : l’huile végétale hydrotraitée (HVO). Produit à partir d’huiles végétales, ce carburant permet de réduire jusqu’à 92% des émissions de C02, des polluants NOx et des particules fines.
Une initiative suivie par Le Boat pour sa flotte située dans le Lot, ainsi que par Nicols, qui vient de convertir la flotte de sa base de Saverne en Alsace.


Si vous vous laissez tenter par l’expérience, découvrez une mine d’informations pratique et trouvez votre séjour idéal sur notre site : www.location-fluviale.com/

Par ailleurs, l’application NAVI vous permettra de naviguer en toute sérénité (état du réseau, conditions de navigation et toutes infos utiles).

Des idées de séjours fluviaux :

Avec Intercroisières : D’Angoulême à Saintes « Eau, pierre et Cognac »

Avec Les Canalous : navigation paisible sur la Saône

Avec Nicols : Du canal de Nantes à Brest en péniche

Avec Locaboat : une échappée slow et nature en Camargue

Avec Le Boat : Le Canal du Midi, de Castelnaudary à Carcassonne

Inter-Croisières – Location de bateaux habitables Nicols SANS permis pour tourisme fluvial

Le tourisme fluvial le slow tourisme par excellence | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Sandra Bordji

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