Partir pour une année de césure en Australie
Chaque année, ils sont près de 1200 étudiants français à faire le choix de l’Australie pour vivre une année de césure. Une expérience à l’autre bout du monde pour s’immerger dans une langue, une culture, mais aussi au cœur d’une île-continent où les grands espaces permettent de s’évader définitivement d’un quotidien hexagonal. Le temps d’une année, cette respiration à l’étranger sera une occasion unique de multiplier les expériences et de découvrir un territoire immense qui possède l’un des patrimoines culturels les plus anciens au monde.
Une année de césure en Australie, c’est bien plus qu’un voyage : c’est une immersion humaine, linguistique et écologique.

Pourquoi l’Australie ?
Étudiante en sciences de la vie, Lou, a choisi une année de césure en Australie pour améliorer son anglais et s’engager dans la protection animale. Elle a passé plusieurs mois dans un refuge pour kangourous, s’occupant quotidiennement d’animaux blessés, avant d’aider dans un autre centre avec des koalas, wombats et perroquets. Cette expérience a fortement enrichi son projet professionnel et influencé ses choix futurs en lien avec la nature et l’environnement. Emma a préféré partir plus tôt, dès le bac en poche. Elle s’est engagée à Canberra comme fille au pair et a passé près de 10 mois dans sa famille d’accueil. Marc, étudiant en LEA, a choisi l’Australie pour améliorer son anglais, voyager et rencontrer des personnes du monde entier avant de poursuivre un master en France. Il se souvient que les préparatifs du départ ont été intenses : démarches pour le visa heureusement bien solutionné avec « aus-visa« , passeport, billets d’avion, organisation logistique, bagages. À l’image des nombreux étudiants qui partent chaque année, choisir l’Australie pour une année de césure reste un choix qui implique pas mal d’anticipation mais une fois sur place, l’accueil et l’expérience vécue sont un réel atout pour le parcours professionnel futur.
La césure, un dispositif qui se généralise parmi les étudiants
Ils sont ainsi près de 115 000 à faire le choix de partir à l’étranger pour une année de césure. Une pratique croissante, soit une évolution de 16% en cinq ans (d’après Campus France), ce qui fait de la France le 6e pays d’origine des mobilités étudiantes à l’échelle mondiale. D’après une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) publiée en février 2025, si ces interruptions temporaires d’études gagnent en popularité auprès des nouvelles générations, c’est entre autres grâce à la création du dispositif de césure en 2015, qui permet aux étudiants de suspendre leur cursus un ou deux semestres sans perdre leur statut, après accord de leur établissement. La césure reste toutefois moins répandue dans l’Hexagone que dans d’autres pays, à la fois par peur de perdre son rang sur Parcoursup mais aussi du fait de la valeur forte accordée au diplôme, quand le gain d’une année à l’étranger est autrement appréciable. En juin dernier, Elisabeth Borne, la ministre de l’éducation nationale, avait annoncé lors de la présentation de son plan destiné à l’orientation vouloir encourager l’année de césure post-bac afin d’aider les bacheliers à affiner leur projet professionnel. Il s’agit toutefois plus d’une déclaration d’intention politique que d’un véritable plan, aucun dispositif légal autonome n’a pour l’heure été mis en place pour faciliter les années de césure, et notamment aucun texte officiel détaillé définissant conditions, reconnaissance académique ou financement.
S’inspirer avant le départ : documentaires et témoignages de jeunes en césure
Ces documentaires pour se projeter dans « l’envers du monde » !
Pour revenir à l’Australie, un documentaire de 2018 « Une année en Australie » permet de suivre les aventures de plusieurs groupes de jeunes ayant décidé de partir à l’aventure dans ce pays. Road trip, vie en van et recherche d’emploi, il montre la réalité du quotidien des backpackers en Australie. Un autre reportage, Australie Working Holiday, l’expérience d’une vie, réalisé par Florian Mosca et Laurent Lingelser (alias Les Coflocs), raconte l’expérience du Working Holiday Visa en Australie. Enfin, beaucoup plus récent (2024-2025),Lucie en Australie : de Sydney à Magnetic Island suit une jeune femme (Lucie) à travers l’Australie, de Sydney à Magnetic Island, mêlant voyage, rencontres et immersion culturelle. Il ne vous reste plus qu’à écrire votre propre histoire : le pays ne manque pas de souffle ni d’espace pour réinventer votre césure à votre goût ! »

Infos pratiques : préparer son année de césure en Australie
- Visa : le Working Holiday Visa (WHV) permet de travailler et voyager pendant un an.
- Pour simplifier vos démarches, consultez aus-visa.org, partenaire spécialisé dans les demandes de visa pour l’Australie.
- Budget : prévoir environ 3 000 € pour le départ (visa, billets, assurance) et 5 000 $AU (environ 3 100 €) sur votre compte bancaire.
- Assurance santé : obligatoire, avec une couverture internationale.
- Logement : Commencez par 1 ou 2 semaines en auberge de jeunesse (Hostel) pour avoir le temps de chercher une colocation (Flatshare)
Plus d’infos sur le site officiel du gouvernement australien
Par Geneviève Clastres
Auteur et journaliste indépendante spécialisée sur le tourisme durable et le monde chinois, Geneviève Clastres est également interprète et représentante de l'artiste chinois Li Kunwu. Collaborations régulières : Radio France, Voyageons-Autrement.com, Monde Diplomatique, Guide vert Michelin, TV5Monde, etc. Dernier ouvrage "Dix ans de tourisme durable". Conférences et cours réguliers sur le tourisme durable pour de nombreuses universités et écoles.
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