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Les retombées économiques et sociales pour les populations locales.

| 26 juillet 2010 • Mis à jour le 29.07.2010 à 12h44
         

8- Pourriez vous définir un voyage solidaire et équitable ?

Jean-François Rial : Cela n’a aucun sens. C’est une question que je trouve idiote. De quel critère parle-t-on ? Ou est la barre ? Est-ce que le voyage de Marmara qui envoie quelqu’un en séjour club à Marrakech est un voyage équitable et responsable ? Peut être que oui si on prend l’angle des retombées économiques et sociales pour les populations locales.

– Mais si on n’utilise que des hôtels et des chaînes internationales ?
séjour villa Bahia avec VDM Jean-François Rial : Une chaîne internationale peut aussi employer des gens locaux. Et selon mon point de vu, certaines chaînes internationales ont des comportements et des conséquences sur les populations locales bien meilleures que certains petits hôtels. Par exemple, Voyageurs Du Monde (VDM) est propriétaire de la Villa Bahia à Salvador de Bahia*.

On est donc une chaîne internationale. Et moi j’estime que la politique sociale que nous avons avec les équipes de la Villa Bahia qui viennent tous des favelas est unique à Salvador.
D’ailleurs, c’est intéressant, tous les hôtels de Salvador ont des problèmes de vol avec leurs équipes et ont installé un tas d’équipements de sécurité. Nous n’avons rien installé de tout cela et on n’est jamais volé.

– Quelle est votre secret ?
Jean-François Rial :  C’est la considération que l’on porte au gens.

– C’est-à-dire qu’ils sont mieux payés ?
Jean-François Rial :  Ils sont mieux payés, mieux formés, on s’occupe d’eux. On les traite dignement. Ils viennent des favelas. Ils ont des comptes français, une protection sociale. Il y a des tas de choses comme cela que nous faisons.

– Et j’imagine qu’il y a moins de rotation ainsi ?séjour egypte avec VDM
Jean-François Rial :  Il n’y a aucune rotation. En Egypte, par exemple, on a une couverture sociale très élevée, on paie nos salariés beaucoup plus chers que la moyenne des autres. Cela n’a pas d’impact dans le prix de vente de nos voyages parce que c’est totalement marginal dans le prix de revient. C’est donc une illusion de dire que l’on ne peut pas le faire.

– Cela créé-t-il un appel d’air pour les autres hôteliers ?
Jean-François Rial : Pas pour l’instant, mais il faut que cela le fasse un jour. La clé est dans le fait que les clients le demandent. Pour l’instant, ils ne le demandent pas.

*Hôtel de 35 employés et de 17 chambres.


Les retombées économiques et sociales pour les populations locales. | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Rédaction Voyageons-Autrement

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