#TourismeDurable
La feuille de chou du tourisme durable

GSTC 2019, le tourisme durable vu par The Travel Foundation

| 4 décembre 2019 • Mis à jour le 05.12.2019 à 8h30
Thèmatique :  Acteur associatif   Conseils   Espaces protégés   Ingénierie   Tourisme de masse 
         

A l’aube de la conférence GSTC 2019 axée sur le développement et la promotion du tourisme durable, Graeme Jackson, responsable des partenariats de The Travel Foundation révèle le travail et la vision de la fondation britannique en matière de tourisme durable. C’est sur l’île de Terceira aux Açores que se déroulera la conférence GSTC (Global and Sustainable Tourism Conference) du 4 au 7 décembre, une conférence pendant laquelle Graeme Jackson est bien déterminé à remettre en question quelques à priori et susciter le débat ! Mais avant son intervention du 6 décembre, il dévoile les principaux axes de travail et de recherche de The Travel Foundation.

© The Travel Foundation

Le tourisme durable avant qu’il soit “à la mode”

“The Travel Foundation existe depuis 2003, lorsque la notion de tourisme durable était encore à ses balbutiements”, commence Graeme. Dès sa création, la fondation, basée à Bristol mais oeuvrant dans le monde entier se donne pour mission de développer le tourisme durable. “L’idée est de travailler avec des partenaires locaux aussi bien privés que publics pour développer des projets qui apportent plus de bénéfices aux populations locales et sont plus respectueux de l’environnement que les projets déjà en place. Il s’agit aussi de choisir des destinations où les impacts attendus doivent être importants”, explique Graeme.

© The Travel Foundation

Il précise également que plutôt que de travailler sur des programmes ou des idées déjà initiés sur place, la fondation préfère développer des projets de A à Z avec les partenaires des destinations. “Avec nos projets novateurs, l’idée est de montrer à partir d’exemples concrets comment le tourisme durable peut fonctionner et se développer”, précise-t-il.

© The Travel Foundation

“Ce sont les destinations qui nous choisissent !”

A propos des pays et des régions du monde avec lesquels The Travel Foundation travaille, Graeme tient à préciser que “ce n’est pas la fondation qui les choisit mais le contraire” ! C’est en effet l’expertise de The Travel Foundation que les destinations cherchent. Toutefois, la fondation se montre plus encline à travailler dans des endroits “où les populations ne sont pas les plus pauvres car elle attend un engagement et un sens des responsabilités certains de la part des partenaires“. Ainsi, aujourd’hui, The Travel Foundation travaille principalement dans six lieux : Chypre, Jamaïque, Cap Vert, Turquie, Ténérife et Sainte-Lucie, mais elle touche aussi d’autres destinations telles que les Philippines et l’Ile Maurice à travers des projets comme l’International Climate Initiative, financé par l’Allemagne et dont le but est de réduire l’émission des gaz à effet de serre provenant du secteur du tourisme. “Aussi, nous ne menons pas nos projets en fonction des tendances du moment. Au contraire, nous construisons sur nos acquis”, ajoute Graeme en donnant l’exemple de la Jamaïque où la fondation travaille depuis 8 ans en enchaînant des projets consécutifs, se basant sur les acquis et les résultats des précédents.

© The Travel Foundation

La recherche

Mais quelle est donc cette expertise que les destinations recherchent ? Depuis 2003, un des domaines de prédilection de The Travel Foundation est la recherche. “A travers nos travaux de recherche, nous essayons d’aider nos destinations partenaires à aller au-delà des questions-bateau du type : qui est le touriste idéal, quel nombre maximal de touristes peut-on accueillir ? Etc”, explique Graeme. La fondation les invite en effet à avoir une réflexion plus nuancée.

© The Travel Foundation

“Par exemple, les destinations ont tendance à considérer les bénéfices engendrés par le tourisme, les nombres de visiteurs, mais elles manquent de données en ce qui concerne l’ensemble des coûts par exemple. “Pourtant, il est nécessaire d’avoir toutes les données en main si on veut améliorer la promotion d’une destination”, constate Graeme. Il en profite pour embrayer sur les partenariats que la fondation entretient avec des instituts de recherche comme l’université américaine de Cornell à New York qui vient de publier un rapport en plein dans la ligne de mire : Destinations at Risk: the Invisible Burden of Tourism (Destinations à risque, le fardeau invisible du tourisme).

© The Travel Foundation

Le partage, la collaboration et la communication

Une des autres missions principales de The Travel Foundation est de partager ses résultats et ses modèles pour qu’ils soient appliqués ou adaptés à d’autres contextes et destinations. Graeme prône aussi le développement de collaborations. Il précise d’ailleurs qu’avec plus de 15 années d’expérience, The Travel Foundation est aussi devenue experte “dans la création de ponts entre les secteurs privé et public”. Pour lui, la conférence GSTC 2019 est l’occasion rêvée et l’endroit idéal où relever les défis de l’industrie du tourisme dans laquelle le facteur “durable” est désormais devenu la tendance dominante.

La conférence #GSTC2019 est couverte par Voyageons-autrement avec le soutien de TV5MONDE et de l’association des Acteurs du Tourisme Durable (ATD).

© The Travel Foundation


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Par Elisabeth Blanchet
Ancienne prof de maths, je me suis reconvertie dans le photo journalisme en 2003 à Londres où je vivais. J’ai travaillé pour différents magazines dont Time Out London et j’ai développé des projets à longs termes dont un sujet les préfabriqués d’après-guerre, une véritable obsession qui perdure, les Irish Travellers -nomades Irlandais- dans le monde, les orphelins de Ceausescu - je suis des jeunes qui ont grandi dans les orphelinats du dictateur depuis 25 ans -. Je voyage beaucoup et j’adore raconter des histoires en photo, avec des mots, en filmant, en enregistrant… Des histoires de lieux, de découvertes mais surtout de gens. Destinations de cœur : Royaume-Uni, Irlande, Laponie, Russie, Etats-Unis, Balkans, Irlande, Lewis & Harris Coup de cœur tourisme responsable : Caravan, le Tiny House Hotel de Portland, Oregon – Mon livre de voyage : L’Usage du Monde de Nicolas Bouvier – Le livre que je ne prends jamais en voyage : L’oeuvre complète de Proust à cause du poids – Une petite phrase qui parle à mon cœur de voyageur : « Home is where you park it »
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