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La feuille de chou est là

Tout recommencer dans l’Aveyron

| Publié le 3 avril 2020 • Mis à jour le 8 avril 2020 à 14h17
Thèmatique :  Bons plans   Initiative régionale   Institutionnel 
         

Certains d’entre vous ont peut-être déjà vu passer cette annonce prometteuse : « L’Aveyron Recrute ». En ces temps de confinement pendant lesquels on rêve tous ou presque de se mettre au vert, que propose concrètement le département ? A qui ce dispositif profite-t-il et de quelle manière ? Le Conseil Général de l’Aveyron, instigateur de cette initiative de politique publique, répond à nos questions.

Coralie, DRH dans l’Aveyron © Adelaide Maisonabe

Recruter des compétences peu ou non présentes

« L’Aveyron Recrute est un dispositif de politique publique dédié au recrutement territorial de compétences peu ou pas présentes en Aveyron”, explique Alexandre Cayrac, responsable de la Cellule Marketing du Territoire et Accueil de Nouvelles Populations. Il poursuit en précisant que le projet est né de l’initiative du Président du Conseil Départemental Jean-François Galliard. « Après une grande consultation des élus locaux d’une part et des chefs d’entreprise d’autre part, Jean-François Galliard a souhaité que soit développé un dispositif répondant au recrutement de compétences et de talents dans les entreprises aveyronnaises« , poursuit Alexandre.

Emeric, peintre industriel dans l’Aveyron © Adelaide Maisonabe

Mis en place il y a deux ans, le dispositif a déjà attiré près de 4 000 candidatures que le Conseil Général a transmis aux 250 entreprises aveyronnaises qui font appel à son service. “Deux Job Dating physiques ont été aussi organisés à Paris et ont débouché sur une vingtaine de recrutements de Franciliens”, ajoute Alexandre.

Attirer de nouvelles populations

Job dating Paris © Adelaide Maisonabe

Pour le département de l’Aveyron, il s’agit aussi de continuer à attirer de nouvelles populations. Victime de la désertification rurale, notamment dans des petites villes comme Decazeville autrefois minière et dont la dernière mine a fermé en 2001, le département a réussi à relever la barre et à gagner en population au début des années 2000. « Le projet politique du Conseil Général est à la fois de sécuriser cette dynamique mais également d’essayer de la renforcer dans un contexte d’un marché de l’emploi local très tendu avoisinant les 6% de chômage en fin d’année 2019″, explique Alexandre Cayrac. Quant aux nouveaux arrivants, il précise qu’il n’existe pas vraiment de profils-types : « Nous avons à la fois tous les âges, des hommes et des femmes, toutes les situations familiales et tous les corps de métier”. Et en ce qui concerne la motivation des candidats à l’ “expatriation aveyronnaise”, le projet est selon lui, soit motivé par une recherche d’emploi soit par une envie de changer de lieu de vie.

Job dating Paris © Adelaide Maisonabe

Accompagner les candidats de A à Z

L’Aveyron Recrute propose également un volet accompagnement des candidats. « Concrètement ce sont deux personnes qui a temps plein écoutent, conseillent, guident et aiguillent les candidats dans leur projet”, révèle Alexandre. L’accompagnement se décline à différents niveaux aussi bien professionnel que personnel. Les néo-aveyronnais sont par exemple conseillés sur les logements, la scolarisation ou la garde des enfants, sur les transports, ainsi que sur les différents outils de mise en réseau des nouveaux arrivants.

César, consultant web dans l’Aveyron © Adelaide Maisonabe

Concrètement, la population aveyronnaise augmente en moyenne gentiment de 0,2% par an (chiffres INSEE) depuis le début des années 2000. Des chiffres qui corroborent l’objectif général du département qui est de renforcer la croissance démographique du département tout en garantissant un développement des entreprises et de l’économie locale. Et il y a encore de la place ! Si l’expérience vous tente, profitez de votre période de confinement pour y penser.


Tout recommencer dans l’Aveyron | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Elisabeth Blanchet
Ancienne prof de maths, je me suis reconvertie dans le photo journalisme en 2003 à Londres où je vivais. J’ai travaillé pour différents magazines dont Time Out London et j’ai développé des projets à longs termes dont un sujet les préfabriqués d’après-guerre, une véritable obsession qui perdure, les Irish Travellers -nomades Irlandais- dans le monde, les orphelins de Ceausescu - je suis des jeunes qui ont grandi dans les orphelinats du dictateur depuis 25 ans -. Je voyage beaucoup et j’adore raconter des histoires en photo, avec des mots, en filmant, en enregistrant… Des histoires de lieux, de découvertes mais surtout de gens. Destinations de cœur : Royaume-Uni, Irlande, Laponie, Russie, Etats-Unis, Balkans, Irlande, Lewis & Harris Coup de cœur tourisme responsable : Caravan, le Tiny House Hotel de Portland, Oregon – Mon livre de voyage : L’Usage du Monde de Nicolas Bouvier – Le livre que je ne prends jamais en voyage : L’oeuvre complète de Proust à cause du poids – Une petite phrase qui parle à mon cœur de voyageur : « Home is where you park it »
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