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Le tour du monde utile de Laurence Dupont

| 11 décembre 2012 • Mis à jour le 11.12.2012 à 8h13
         

Elle était journaliste, elle va être infirmière, « parce que l’on est proche des gens ». Laurence Dupont est revenue changée de son « tour du monde utile pour l’environnement », c’est elle qui le dit. Cette voyageuse a témoigné de son expérience lors de la conférence sur l’écovolontariat durant le FNTR. Elle ne le savait pas, les organisateurs ne le savait pas, mais sa présentation a conquis le public et la voilà lauréate du concours organisé lors de cette rencontre, le “Trophée du voyageur éco responsable”, « parce qu’il faut aussi mettre en avant les voyageurs » explique Jean-Pierre Lamic, directeur de VVE.

Laurence Dupont a remporté le premier trophée du voyageur éco-responsable avec son voyage d’un an autour du monde en écovolontariat.

 

“Je voulais quelque chose de spécial”

Laurence Dupont a grandi en Ariège, « dans la nature ». Elle étudie la géographie, puis décide de partir à Tahiti, où elle travaille en tant que journaliste à La Dépêche de Tahiti durant quatre ans. Vient le temps de rentrer au pays, en 2008. « En France, je ne sais pas si j’aurais eu cette idée de faire le tour du monde. On a plus peur, de quitter son travail, de l’aventure. Mais à Tahiti, les gens voyagent beaucoup, il y a un côté aventure. » Mais faire le tour du monde pour faire le tour des hôtels, hors de question pour Laurence Dupont. « Je voulais quelque chose de spécial, et, pourquoi pas, m’engager en travaillant. J’ai d’abord pensé à l’humanitaire. Mais c’est un milieu très professionnalisé, je n’avais rien à leur apporter. »

France, Croatie, Floride, Honduras, Australie

C’est en achetant un guide proposant des voyages différents qu’elle découvre l’écovolontariat. « Une façon de voyager pas trop chère, en plus je voyageais seule, c’était un moyen de partager avec d’autres personnes. » Elle commence par la France, dans un centre de protection des tortues d’Hermann. « J’ai apprécié cette mission, parce que l’écovolontaire est vraiment utile, et le responsable est quelqu’un de passionné », détaille Laurence Dupont. Après cette première approche de l’écovolontariat, la voyageuse décolle pour la Croatie, puis la Floride, le Honduras, et enfin l’Australie.

“Il faut rester humble et avoir conscience des décalages”

Après cette année autour de la planète à s’investir dans des missions de préservation de l’environnement, Laurence Dupont peut témoigner, dorénavant avec du recul. « Quand on part en mission d’écovolontariat, on veut sauver le monde. On a souvent des préjugés, il faut savoir rester humble, et avoir conscience des décalages, comme par exemple au Honduras. J’aidais à la préservation des iguanes. Mais pour les habitants, la protection de la nature, c’est le dernier de leur soucis. Une femme m’a dit que je devrais goûter l’iguane, qu’il avait une chair très tendre ! »

“Le retour n’est pas toujours facile à gérer”

En rentrant en France, « mon comportement avait vraiment changé. J’ai eu toute une période de réinsertion. Dans un CV, un an d’écovolontariat, ça passe ou ça casse. Le retour n’est pas toujours facile à gérer, il ne faut pas se dire que l’on va reprendre une vie normale. » Elle accepte pourtant un poste à Paris « coincée derrière un ordinateur ». Mais c’est trop tard, Laurence n’est plus la même, et passer son temps dans la capitale derrière un écran, cela ne lui convient plus. Quatre ans après ce voyage, elle quitte cet emploi, rentre en Ariège, et décide d’entamer une formation d’infirmière. « Cette volonté d’être utile, proche des gens, et puis peut-être que je pourrais rentrer dans l’humanitaire plus tard. » Aujourd’hui, Laurence a réussi le concours d’entrée à l’école d’infirmière, elle reprend ses études, et en parallèle, rédige un guide sur l’écovolontariat.

Le tourisme responsable selon Laurence Dupont :

“Pour moi, un tourisme responsable, c’est un tourisme qui respecte et l’environnement et la culture de la population du pays visité. En plus de limiter au maximum son empreinte écologique, le voyageur doit se garder de toute attitude dominatrice envers la population. Un touriste responsable favorise les échanges tout en essayant de faire travailler les structures locales.

En savoir plus :  Laurence Dupont sur VA, ou son site internet : eco-volontaire.com

L’association des Voyageurs et Voyagistes Eco-Responsables : Voyages, séjours & randonnées du premier réseau national d’écotourisme

La rubrique éco-volontariat sur VA

La Route des Voyages partenaire de la couverture du FNTR 2012


Le tour du monde utile de Laurence Dupont | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Aurélia Dumté
Journaliste, photographe à certaines heures du jour et de la nuit, marcheuse au rythme des papillons et des plumes qui jalonnent mon sentier, j'aime rencontrer les gens, d'ici, de plus loin, ce qui font des petites choses, ceux qui en font des grandes.
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