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La feuille de chou est là

Compensation territoriale, un don, et non un droit de polluer

| Publié le 12 décembre 2012 • Mis à jour le 18 décembre 2012 à 6h32
         

Voyager, même de manière responsable, a des répercussions sur l’environnement. Rien que de prendre l’avion participe au réchauffement climatique, même si ce n’est que minime selon Olivier Thaler. Certains voyagistes ont appliqué assez tôt la compensation carbone. La Route des voyages, agence membre de Voyageurs et Voyagistes Eco-responsables, a décidé d’aller plus loin, et de proposer à ses clients la compensation territoriale. Faire un don à une association qui s’engage sur le terrain auprès de la biodiversité ou d’une communauté. Samedi 1er décembre, Bernard Patron, directeur de la Route des voyages, a présenté un premier bilan lors du 2ème FNTR. « Cela fait à peu près dix ans que nous réfléchissons sur la direction à suivre. Pouvons nous tout vendre ? Tout à commencer lorsque un hôtel au Costa Rica s’est créé sur une zone humide. Nous ne pouvions pas proposer cet hôtel à nos clients. Puis, c’est venu progressivement », raconte Bernard Patron.

Bernard Patron est le directeur de l’agence La Route des voyages, qui est membre de VVE. Il a mis en place la compensation territoriale depuis un an, une première dans le monde des agences de voyage.

De la compensation carbone à la compensation territoriale

L’agence commence à proposer une compensation carbone. Reversant ainsi l’argent à une association de sylviculture à Madagascar. « Le voyageur ne consomme pas que du kérosène. Et nous avons fait un audit sur place, et nous nous sommes aperçus d’une part que, l’association touchait beaucoup d’argent, et que cet argent ne servait pas toujours à replanter des arbres. » Le voyagiste décide donc d’aider davantage de petites associations, et instaure, avec VVE, le principe de la compensation territoriale.

« Un don, et non un droit de polluer »

Les clients, en achetant un voyage, se voient d’office engagés à verser 30 euros, pour un long courrier, qui seront reversés à une des trois associations soutenue par la Route des voyages. Mais il peut décider de na pas y participer. « 70% à 80% de clients souscrivent à la compensation territoriale. Cette année, nous avons reversé 67 000 euros aux associations, » se réjouit Bernard Patron. La compensation carbone, selon le voyagiste, « c’est un droit à polluer. La compensation territoriale permet d’aider un territoire dans sa volonté de préserver un patrimoine, humain ou naturel, elle donne du sens à notre projet. Cela ne donne pas le droit de polluer, c’est un don. Et déductible des impôts ! » détaille le directeur de la Route des voyages.

Trois petits projets soutenus à travers le monde

Trois projets sont soutenus de cette manière, « Le grand chemin de fleurs de la frontière de vie » des indiens Sarayaku en Équateur. Cette communauté plante de grands arbres qui fleurissent autour de leur territoire. « Solticio à El Alto » est un projet d’aide à l’enfance et à l’adolescence afin d’éviter la déscolarisation des enfants Aymara. Et enfin, le projet « Nutrition santé Bangui » en Centrafrique consiste à rouvrir un centre de re-nutrition via la spiruline.

En savoir plus : Retrouvez la route des voyages et l’association des Voyageurs et Voyagistes Eco-Responsables sur VA
VVE : Voyages, séjours & randonnées du premier réseau national d’écotourisme : http://www.vve-ecotourisme.com/

La Route des Voyages partenaire de la couverture du FNTR 2012


Compensation territoriale, un don, et non un droit de polluer | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Aurélia Dumté
Journaliste, photographe à certaines heures du jour et de la nuit, marcheuse au rythme des papillons et des plumes qui jalonnent mon sentier, j'aime rencontrer les gens, d'ici, de plus loin, ce qui font des petites choses, ceux qui en font des grandes.
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Une réponse à Compensation territoriale, un don, et non un droit de polluer

  1. viguier alain a commenté:

    Bonne initiative, voyager c’est observer et comprendre que la terre n’est pas une marchandise.

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