#TourismeDurable
La feuille de chou du tourisme durable

Découvrir Madagascar en authentique Voyageur…

| 23 août 2019 • Mis à jour le 23.08.2019 à 14h45
Thèmatique :  Acteur privé   Bons plans   Monde   Portrait   Routes du Monde 
         

Comme son nom l’indique, Détours Madagascar Voyages ne lâche pas ses clients sur les autoroutes surpeuplés de l’île mais les convie, au contraire, à s’élancer hors des sentiers battus à la rencontre de sa formidable diversité géographique comme humaine. Ce, avec une passion que partagent tous les collaborateurs de cette entreprise très engagée dans la défense du chef d’œuvre en péril qu’est aujourd’hui Madagascar. Rencontre avec Sylvain Philip, son directeur général…

Voyageons autrement : Comment expliquez-vous que Madagascar occupe si souvent une place à part, privilégiée, dans les souvenirs des grands voyageurs ?
Sylvain Philip : Peut-être ces voyageurs conservent ils un excellent souvenir de l’île en raison de l’extrême gentillesse de ses habitants, si souriants. Et puis, il y a le fait que l’île soit véritablement francophile et francophone. Même si la vie y est très différente, on ne s’y sent jamais perdus. De plus, Madagascar offre une variété de paysages extrêmement diversifiée : mer, montagne, forêts, plaines… et est encore très peu urbanisée. Le vrai voyageur, gagné peu à peu par l’ampleur de ce territoire où les gens ne sont jamais pressés, s’y sent parfaitement à l’aise, chez lui…

VA : En quoi vos propositions de voyage collent-elles parfaitement à la réalité de ce territoire et de ce peuple ?
SP : Nous essayons simplement de faire ressembler nos voyages à ce que nous savons et aimons de ce pays. Ils s’inscrivent véritablement dans la réalité locale. Une démarche qu’apprécient nos clients, qui nous sollicitent beaucoup pour que nous leur permettions d’aborder l’île autrement, de manière plus intimiste ou bien personnelle. Nous sommes en ce moment même en train d’organiser – sur demande – une descente en pirogue de plusieurs jours, au cœur du Madagascar traditionnel, à mille lieux des sentiers battus. C’est ainsi que se construit, peu à peu, notre identité d’opérateur différent, ne faisant jamais voyager les gens au-delà du petit groupe. Et puis notre penchant à inclure dans nos propositions d’importants épisodes de voyage à pied – l’idéal pour découvrir un lieu et entrer en contact avec ses habitants – nous a conduits à assembler une connaissance profonde du territoire et de ses usages. Ce qui nous permet de marier au plus mieux les aspirations de chacun à la réalité concrète du terrain, que nous connaissons bien.

VA : Lequel de vos voyages conseilleriez-vous à quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds sur la grande ile ?
SP : Je ne vous citerai rien d’autre que LE grand classique d’une première approche de Madagascar, le traditionnel voyage depuis Tananarive vers le Sud-ouest au fil de la nationale 7… Que tous les voyagistes proposent certes, mais nous… à contre-saison ! Ce qui change absolument tout. Car lors de la saison des pluies, cette épopée prend un tout autre visage : les paysages débordent d’une végétation exubérante et la vie rurale bat son plein ; De février à juin, ce voyage devient donc extrêmement riant et instructif. L’effectuer à un autre moment, c’est un peu comme décider d’aller faire du ski en montagne… quand il n’y a pas de neige !! Cela dit, l’île est si vaste et multiple qu’il nous faut chaque fois discuter longuement avec les voyageurs pour être certain d’avoir bien cerné leurs envies : ambiance et expériences recherchées, avant de leur proposer diverses options. Même l’envie de plage se décline ici sous de multiples formats selon le niveau de « sauvagerie » recherchée.

VA : On ne cesse d’entendre parler de la gentillesse du peuple malgache. Pouvez-vous nous en parler et nous dire comment vos voyages permettent de le rencontrer ?
SP : On l’a évoquée en trois mots mais, de fait, cette gentillesse extrême se retrouve partout sur l’île. Et, par chance, en choisissant de petites structures de charme – lesquelles sont nombreuses ici – on se tient au plus près de la population. Ce qui est indispensable tant il inconcevable de découvrir Madagascar sans en rencontrer la plus grande richesse : ses habitants. Et si, de plus, vous êtes assez ouvert pour faire le premier pas et initier ces rencontres (ce qui, pour des francophones est plutôt facile), vous serez cent fois payé en retour.

VA : Une part importante est faite aux treks et randonnées dans vos programmes. En quoi Madagascar se prête-t-elle particulièrement à ce mode de découverte ?
SP : Madagascar est, en soi, un pays de trek. La marche y est encore le principal moyen de locomotion de bien des gens. Lorsque vous voyagez à leur vitesse, sur cet altiplano malgache superbe avec la silhouette des montagnes autour de vous, vous vous retrouvez vite parmi eux. Et le contact devient alors fabuleux. Rien à voir avec une arrivée en 4×4. Et puis, on le sait, la marche demeure LE moyen idéal de découvrir des endroits rares, authentiques. Un mode de découverte idéal pour le pays que nous déclinons de la ballade facile de quelques heures à la véritable expédition de plusieurs semaines en immersion…

VA : Madagascar, on le sait, est un chef-d’œuvre en péril. De quelle manière s’exprime votre soutien à l’île à travers un tourisme plus durable ?
SP : Ce soutien s’exprime, dès le départ, par le fait que nous ayons choisi d’être une entreprise malgache, de droit malgache, générant une activité économique purement locale. Nous prenons également en compte les critères du tourisme responsable ; le plus difficile étant, dans ce pays, de parvenir à sensibiliser équipes et populations. Car il ne faut pas oublier le fait que Madagascar est un pays très riche, mais dont la totalité des richesses échappe à la population ; réduite à la pauvreté et à la survie et donc à des pratiques court-termistes dommageables pour l’environnement : chasse indifférenciée, culture sur brulis, etc. Sur le terrain, nous ne cessons jamais de sensibiliser, d’expliquer et, par notre seule présence, nous évitons parfois le pire. Nous veillons également à ne pas fausser le rapport des habitants aux voyageurs et à l’argent que ces derniers amènent. La durabilité d’une relation saine et réciproque est importante. Nous participons ainsi à un programme sur un petit massif montagneux préservé, vraiment intéressant, mais qui n’a pas dû recevoir plus de 170 visiteurs en tout et pour tout cette année, dont 30 envoyés par nous. Pas de quoi « pourrir » les relations humaines ni le rapport des locaux au tourisme.

VA : Si vous ne pouviez citer que trois qualités qui rendent, selon vous, Madagascar unique, vous retiendriez lesquelles ?…
SP : En 1) j’évoquerai la qualité des rapports humains ; sur toute l’île. Il est vraiment conseillé d’y consacrer un peu de temps tant on rencontre ici un mélange unique, complet et très riche, de toutes les populations bordant l’océan Indien.
En 2), je dirais : la diversité des paysages comme des environnements côtoyés. Il se trouve toujours à Madagascar un endroit pour surprendre le voyageur le plus blasé ; la laisser bouche bée.
En 3) je parlerai de la grande liberté de s’inventer des voyages qui vous ressemble qu’autorise l’île en raison de son potentiel et de sa diversité. On peut vraiment y laisser libre court à ses envies et ça, c’est devenu aussi rare qu’appréciable. Encore faut-il, bien sûr, pour rencontrer l’île dans sa totalité, être prêt à accepter un brin d’inconfort et à mouiller sa chemise. Mais la liberté ainsi gagné le vaut largement.
Et comme Joker enfin, je citerai l’étonnante quantité de petits hébergements de charme que compte l’île. Extraordinaire pour certains et souvent situés dans des endroits absolument improbables. Autant d’endroits magnifiques tenus par des gens passionnants qui vous rendent au centuple ce que vous avez donné pour vous rendre jusqu’à eux.

VA : Les guides, chauffeurs et accompagnants sont capitaux dans l’approche d’une terre inconnue. Que pouvez-vous nous dire de vos équipes ?
SP : Chacun de nos guides, accompagnateurs, chauffeurs et même employés de bureau est puissamment attaché à cette île et partage, propage même, nos valeurs essentielles de respect, responsabilité, durabilité. Il serait aisé, pour certains, de se laisser aller à certaines facilités, mais c’est au contraire tout le respect et la volonté de préserver la magie unique de cette île qui prévaut. Chacun a, par-dessus tout, envie de faire partager l’amour de son pays. Et concernant nos accompagnants, nous les avons également choisis pour leur capacité à approcher, aussi respectueusement qu’il se doit, des populations et ethnies variées, afin de devenir un intermédiaire et un facilitateur intelligent pour les voyageurs.

VA : Quand vos clients repartent, qu’est-ce qui les a touchés au point qu’ils vous en parlent avec des étoiles dans les yeux ?
SP : Beaucoup ne s’attendaient pas à voir et faire tant de choses, si différentes, ni à de telles rencontres. Un voyageur nous a ainsi envoyé 40 photos prises au fil de son voyage, et c’étaient – toutes ! -des sourires. Voici l’avis de Guillaume recueilli par (le très strict) Trust Pilot : « Nous revenons de 50 jours de voyage à Madagascar, entièrement organisé par Détours Madagascar. Si habituellement, ma femme et moi sommes réticents à nous adresser à ce type de structure, là nous ne pouvons que nous en féliciter. une très grande écoute et une parfaite compréhension de nos attentes ont fait qu’ils nous ont permis de réaliser notre plus beau voyage et pour un budget incroyablement compétitif aux vues des prestations proposées. Mention spéciale à notre guide Tolo qui est vraiment exceptionnel.
Sans vouloir être taxé de faire une pub à outrance, on ne peut que conseiller cette agence très professionnelle.
Grand merci à Sylvain »

VA : Que n’a-t-on dit qui soit important pour vous ?
SP : Je repensais à l’aspect durabilité évoqué tout à l’heure. Il existe très souvent un fossé, assez large, entre les gens qui se préoccupent de l’environnement et ceux qui travaillent dans le tourisme. Ce n’est pas le cas nous concernant. Nous sommes, non seulement très impliqués dans la protection de l’environnement naturel comme humain, mais nous travaillons de plus de ce côté en étroite collaboration avec les diverses associations, ONG et acteurs de terrain. Et je dois reconnaitre que les voyageurs que nous recevons sont eux-mêmes, le plus souvent, très sensibles, voire impliqués dans cette dimension responsable du voyage.

++ https://www.voyagemadagascar.com/

The end…


Découvrir Madagascar en authentique Voyageur… | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Jerome Bourgine
Ecrire et voyager. Voyager et écrire... Depuis 50 ans.
Facebook

Découvrez nos abonnements

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Informations utiles pour voyager

Voyageurs du Monde - Des engagements responsables souvent pionniers Voyageurs du Monde est un TO qui s'engage dans des actions de réduction et de compensation des emissions de CO2 et d'équité Nord/sud...

MADAGSCAR - une destination écotouristique L'écotourisme comme alternative à la déforestation :Riche d'une biodiversité unique (5% des espèces animales de la planète), Madagascar est soumise à de fortes dégradations...

Air France – KLM s'engage dans le développement durable Air France-KLM vient de définir un ensemble d'engagements pour veiller à ce que sa stratégie de croissance rentable soit accompagnée par des avancées en...

Rencontres du Tourisme solidaire avec le réseau ARCHIMEDE Le Réseau Archimède, acteurs du tourisme solidaire, lance les Rencontres du Tourisme Solidaire. Voyagez au Mexique, au coeur de la vie locale et de sa nature...

Quatre gagnants pour la Bourse Avi International ! Ce sont finalement quatre et non trois lauréats qui ont été récompensés lors de la remise des prix de la Bourse Avi International & Culture Aventure lundi 3...

ANTSANITIA RESORT : UN HÔTEL, DES VILLAGES ET DES HOMMES L'hôtel Anstanitia, un hôtel un peu à part qui s’est bâti sur l'idée d’intégrer le tourisme à une réalité locale et régionale. Un mariage réussi entre des...

L'actu en continu
Les catalogues Voyagiste

Agenda