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Masters tourisme : Tourisme + Développement Durable + Numérique = ISTHIA Foix !

| Publié le 16 mars 2022 • Mis à jour le 16 mars 2022 à 16h33
Thèmatique :  Bons plans   Conseils   Formations   Ingénierie   Innovation   Institutionnel 
         

Accompagnant depuis ses origines la professionnalisation du secteur touristique au sein de l’université Toulouse Jean Jaurès, l’ISTHIA* y propose des masters devenus autant de référence. Ainsi du fameux master « Tourisme et développement » et plus récemment du premier (et unique !) master « TIC appliquées au développement des territoires touristiques ». Le point avec Jacinthe Bessière et Philippe Godard, les responsables de ces deux formations remarquables proposées à Foix…

* Institut Supérieur du Tourisme de l’Hôtellerie et de l’Alimentation

Masters tourisme : Tourisme + Développement Durable + Numérique = ISTHIA Foix !

1) Le master « Tourisme et Développement » :

Jacinthe Bessière est maître de conférences à l’Isthia et responsable depuis 9 ans du master Tourisme et Développement. Une responsabilité qui recouvre un rôle transversal de coordination pédagogique, d’animation et de valorisation du programme de formation mais également de construction de liens entre les étudiants et leur université : l’université Toulouse 2 Jean Jaurès.

Voyageons Autrement : A qui s’adresse cet enseignement ?

Jacinthe Bessière : Aux Bac + 3 : licence, licence professionnelle, Bachelor… Mais si la majorité de nos étudiants viennent du tourisme, d’autres – qui se questionnaient précisément sur le tourisme – viennent d’horizons différents : sociologie, économie, histoire, management, aménagement… Une pluridisciplinarité et un mixage vraiment intéressants qui permettent d’enrichir et de nourrir la formation. Nos étudiants, à leur arrivée, ont tous un lien ou une attirance pour les questions territoriales, les projets de développement et la volonté de répondre à une demande touristique sociétale. Ce master est très ouvert et s’adresse à tout étudiant sensibilisé aux questions de projets de territoire, d’un tourisme levier de développement et de valorisation de ressources. Ce master est porté, depuis sa création, par une vraie volonté d’accompagnement des territoires touristiques en transition ….

VA : Quels sont ses grandes lignes ?

JB : L’objectif est de former des porteurs de projets s’inscrivant dans une dynamique de développement, local ou international. Grâce à l’apprentissage de méthodologies, d’outils de gestion et d’aide à la décision, nous  armons les étudiants dans leurs réflexions et les aidons à trouver des solutions quant aux situations de développement touristique : comment les territoires et les communautés peuvent-ils se développer à partir de et en complément de l’activité touristique ? Un master autant « par » que « pour » le tourisme…. La première année est dédiée à l’acquisition du socle théorique indispensable : économie, géographie, sociologie, anthropologie, droit, gestion, etc. appliqué au tourisme mais aussi accompagné d’exercices « de terrain » plus professionnalisants. La seconde année, elle, est entièrement professionnalisante avec des études de cas et de véritables commandes passées sur le terrain par les acteurs locaux. C’est une formation intense et riche tant en enseignements qu’en actions concrètes de terrain, historiquement bien implanté à l’ISTHIA. Il est parfaitement finalisé dans sa progression pédagogique qui vous emmène progressivement du théorique aux actions de terrain. A noter que ce master priorise les stages : 3 mois en première année, 6 en seconde année. Les stages de seconde année étant articulés autour de vraies missions aboutissant le plus souvent à la signature de contrats d’embauche.

VA : Qu’est-ce qui est novateur et/ou particulièrement intéressant dans ce master selon vous ?

JB : Depuis ses origines, ce master privilégie une certaine vision du tourisme, dans laquelle il s’agit moins de faire du développement touristique que d’envisager le développement du territoire à partir du tourisme. On ne se focalise donc pas uniquement sur le développement du tourisme à tous prix (comme cela fut longtemps le cas un peu partout) mais plutôt sur la façon dont les acteurs d’un territoire peuvent s’emparer de leurs ressources (économiques, culturelles, sociales, politiques etc…) pour construire du projet notamment touristique mais pas que… Cette notion de développement prend définitivement en compte les notions de durabilité, de ressources partagées et d’équilibre territorial centré sur l’économie et les valeurs culturelles locales. D’ailleurs, délocalisé à Foix, à 1h de Toulouse, ce master y est dispensé dans un cadre parfaitement en accord avec à sa philosophie : douce, raisonnée, harmonieuse. Confortable et agréable à vivre, idéal pour la pratique des activités et sports de nature, ce petit campus universitaire regroupant 400 étudiants est une « grande famille » marqué par de nombreuses activités associatives. Les petits effectifs (25 étudiants par classe) favorisent la proximité entre équipe pédagogique et étudiants au sein d’une vie collective dans laquelle tous s’impliquent. Enfin, ce master est ancré de manière très concrète dans son territoire. Les ateliers pédagogiques menés chaque année tant en M1 qu’en M2, permettent aux étudiants de s’imprègner, d’explorer des territoires environnants et de proposer des travaux très professionnels à destination des décideurs locaux, comme par exemple le Parc Naturel des Pyrénées l’ADT de l’Ariège ou d’autres structures socio-professionnelles d’Occitanie. C’est extrêmement professionnalisant.

VA : En quoi ce master est-il en prise avec l’actualité et les enjeux du moment ?

JB : La crise de la Covid n’a fait que nous conforter dans cette nouvelle manière d’envisager les projets touristiques que nous soutenons depuis toujours et qui semble se généraliser aujourd’hui. Une vision plus large n’hésitant pas à remettre en cause certains acquis du passé, préconisant un tourisme au service de tous et prenant en considération l’ensemble des acteurs et des enjeux de développement. D’où l’attention particulière portée dans cette formation à la polyvalence et à la faculté d’adaptation de nos étudiants.

VA : Justement, sur quels types de fonctions ou de missions une telle formation débouche-t-elle ?

JB : Côté secteurs d’activité, on touche ici les collectivités locales et territoriales, les structures intercommunales mais aussi les ONG et autres structures d’aide au développement, les bureaux d’études, les structures publiques ou privées de promotion et communication, les réceptifs, les agences de développement etc. Nos étudiants deviennent responsables d’office de tourisme, chargés d’études ou tout simplement acteurs du tourisme, entrepreneur ou chef de projet. Sachant que le master embrasse des notions bien plus larges que la seule approche touristique, nous retrouvons régulièrement nos étudiants dans divers autres secteurs, travaillant par exemple au développement économique, social ou culturel des territoires… Un petit nombre enfin poursuit vers la recherche via des doctorats. Une de mes étudiantes du Master TD réalise d’ailleurs en ce moment sa thèse sur un sujet d’actualité forte : la « Transition touristique des territoires de montagne ».

VA : Qu’est-ce qu’il vous semble important de dire d’autre à propos de cette formation ?

JB : Je rajouterai que l’exercice de recherche représente une composante clé dans la formation. Le travail effectué sur les mémoires en M1 et en M2 est une excellente initiation à la réflexion, à l’analyse et à l’expertise. En première année, le mémoire consiste à traiter  d’une question précise puis à soutenir son travail devant un jury d’universitaires. Exercice tant redouté qu’apprécié puisqu’il concerne très souvent un sujet qui passionne personnellement l’étudiant. En seconde année, le mémoire professionnel de fin de parcours, s’appuie entièrement sur le stage de 6 mois, combinant théorie et pratique.  Soutenu en septembre devant un jury d’enseignants et de professionnels, il débouche sur des rendus la plupart du temps, de grandes ampleurs et de très bonne qualité, équivalant à de réels travaux de consultant professionnel.

Le mot de la fin ?

JB : Un mot juste au sujet de la localisation privilégiée de ce master… à Foix donc, au pied des montagnes et à 1h de Toulouse, dans un cocon confortable et en prise directe avec la réalité territoriale où les étudiants sont véritablement accompagnés, mis en confiance et épanouis, loin d’un tumulte universitaire urbain. Ils y ont d’ailleurs développé des tas d’associations extrascolaires…

Fin de l’acte I. Au début de l’acte II, l’open data et la donnée sont apparues, devenant d’extraordinaires outils d’aide à la décision dans le secteur du tourisme comme ailleurs. A condition bien entendu de savoir les utiliser. D’où…

2) Le master « TIC appliquées au développement des territoires touristiques » 

Voyageons autrement : Comment est né le master TIC ?

Philippe Godard : Enseignant informatique et ingénieur d’études spécialisé dans la formation professionnelle en tourisme, je développe depuis des années pour l’ISTHIA des formations informatiques liées au tourisme. Nous avons ainsi travaillé pour divers programmes européens et pris l’habitude de construire des outils numériques d’aide à la décision. Un savoir-faire qu’ont commencé de réclamer les entreprises et les collectivités et cela nous a donné l’idée de créer ce master, il y a 6 ans. Le but : former des professionnels du tourisme capables d’utiliser les outils du web, entre autres.

VA : A qui s’adresse le Master TIC ?

PG : A tous les étudiants sans exception. La plupart viennent des sciences humaines et sociales et ne connaissent rien à l’informatique. Ce n’est pas grave. Il s’agit ici de se former au développement territorial et touristique et nul n’y est besoin d’une licence en informatique. Notre enseignement, systémique et très ouvert, s’adapte à la grande majorité des profils. Nous proposons des cours de mise à niveau en début de master 1 pour que les étudiants ne venant pas d’une filière liée à l’informatique puissent exploiter très rapidement de la donnée et cela fonctionne plutôt très bien.

VA : Quelles sont ses grandes lignes ?

PG : On apprend à manipuler la donnée. A la capter où elle se trouve et comme chacun a sa manière particulière de la stocker, de la nettoyer et la rendre exploitable. Par qui et dans quel but ? Tel est le module principal de l’enseignement : que sont un indicateur et un critère et à quoi servent-ils ? Comment restituer toutes ces données de manière utile à l’utilisateur final, etc. Puis, plus tard, on passera à l’initiation à un langage informatique ouvrant sur la construction d’outils et d’infographies couramment utilisés. Le tout en se souvenant que l’on est au service du tourisme et du développement des territoires. En fait, l’enseignement reçu est celui du master Tourisme & Développement avec une partie « financement des projets » remplacée par le travail sur la donnée. 

VA : Qu’est-ce qui est novateur et particulièrement intéressant dans cet enseignement selon vous ?

PG : Déjà que nous soyons les premiers et les seuls à le proposer en France. Vous trouverez des tas de formations, partout, sur la donnée ; mais appliquée au tourisme et au développement du territoire, c’est ici et seulement ici que cela se passe et les besoins dans ce domaine sont de plus en plus importants. Le gap entre ce que savent réaliser la plupart des entreprises et collectivités de ce côté et ce qui se pratique chez nous reste encore considérable et nous ne cessons de fabriquer des outils novateurs pour le secteur qui en est de plus en plus demandeur.

VA : En quoi ce master est-il en prise avec l’actualité et les enjeux du moment ?

PG : Nous construisons des outils apportant une vraie réflexion permettant d’aller au-delà des seuls enjeux techniques du tourisme ou du développement. Surtout, les entreprises comme les collectivités réalisent aujourd’hui l’extraordinaire potentiel de la donnée et veulent l’exploiter, tout du moins en tirer des représentations claires leur permettant de prendre des décisions ou de monter, modifier des stratégies quelles qu’elles soient. Et bien souvent il leur manque quelqu’un qui a la capacité d’avoir une expertise de terrain et de manipuler et analyser de la donnée, qu’elle soit interne ou externe. C’est cette personne que nous formons et de plus en plus de nos partenaires ré-internalisent cette compétence tant elle leur est utile, CRT, ADT, OT les premiers. Car la maitrise et l’exploitation de la donnée constituent des enjeux fondamentaux pour aller au-delà de simples observations quantitatives.

VA : Sur quels types de fonctions ou de missions une telle formation débouche-t-elle ?

PG : Les insertions sont très variées car la demande pour ces compétences progresse fortement : collectivités territoriales, bureaux d’études, beaucoup de CRT et d’ADT (en formation continu également) pour les besoins de l’observation touristique notamment. Les parcs naturels nationaux ou régionaux mettent également en place des systèmes d’information et récupère des données scientifiques ou des données sur l’activité touristique, le patrimoine de leur territoire. Puis il y a les services communication des communautés de commune, des prestataires, ceux qui cherchent des web-marketeur analysant les données clients ou un super community manager qui a la capacité d’analyser toutes les données d’un CRM ou issus des réseaux sociaux. La Fédération française de randonnées est également intéressé par le profil de ces étudiants pour la gestion des données des sentiers ou la création d’applications. En fait, Les possibilités de carrière sont vastes et l’insertion professionnelle se fait essentiellement dans les structures suivantes :

les collectivités territoriales en charge du tourisme et les structures publiques de développement touristique,

les bureaux d’études en ingénierie et développement touristique,

les structures privées du secteur du tourisme ou en lien avec le secteur du tourisme. Les structures publiques en lien avec l’activité touristique (parcs nationaux, Onf, fédérations,….)

les Musées et monuments historiques accueillant du public

les organisations non gouvernementales d’aide au développement,

les structures publiques internationales d’aide au développement,

les structures publiques et privées de promotion touristique,

la création ou la reprise d’entreprise touristique

Les entreprises comme les collectivités sont également très intéressées à prendre des étudiants en alternance sur ce master qui connait, de ce côté,un taux d’insertion de presque 100% à la sortie du master.

VA : Qu’est-ce qu’il vous semble important de dire d’autre à propos de cette formation ?

PG : D’abord, qu’il ne faut surtout pas avoir peur de l’aspect technique. Beaucoup doutent d’eux-mêmes de ce côté. A tort. La formation inclut des cours de mise à niveau et sa pédagogie est très individualisée (on maîtrise les licences pro depuis plus de vingt ans). Nos petites classes (moins de 30 étudiants) permettent d’accompagner chacun et même les débutants absolus savent, après un certain temps, développer un outil de prise de décision numérique. Et la première chose apprise ici est qu’il est constamment nécessaire de se remettre à niveau, de « veiller »… Ensuite, il est important de réaliser que ce campus de Foix est un lieu privilégié. Au départ, certain étudiants se disent que comme on se trouve à Foix, dans une petite ville, ce doit être mortel . C’est exactement le contraire. Quand ils repartent dans leur région (ou leur pays !), nos étudiants ont vécu probablement dix fois plus de choses fortes et créé dix fois plus de liens que dans une « grande » ville. D’autant que l’association qui anime le campus est top. Très sincèrement, pour un enseignant, c’est le bonheur absolu.

https://www.isthia.fr/formation/master-tic/

https://www.isthia.fr/formation/master-td/


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Par Jerome Bourgine
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