#TourismeDurable
La feuille de chou du tourisme durable

Au service de la magie africaine

| 26 février 2019 • Mis à jour le 05.03.2019 à 6h00
Thèmatique :  Acteur privé   Bons plans   Portrait   Territoire 
         

Passionnés d’Afrique depuis toujours, Carlo et Jean-Luc mettent leur passion et leur expertise du terrain au service de ceux qui souhaitent communier avec la magie africaine. Spécialistes de l’Afrique orientale, leurs équipes se font un bonheur de partager une approche la plus naturelle et authentique possible de ce petit coin de paradis et de tous ses habitants. Reconnaissance…


Voyageons autrement : 30 ans qu’avec votre complice, Jean-Luc, vous organisez des voyages et expéditions en Afrique de l’Est. Pourriez-vous nous rappeler en quelques mots de quel désir est né Galago ?

Carlo Cozzi : Après avoir sillonné l’Afrique en tous sens trente années durant, nous nous sommes rendus compte que c’était cette partie-ci du continent qui nous plaisait le plus. Il faut dire qu’elle a tout pour elle : climat méditerranéen, montagnes remarquables dont trois pics superbes, rivières dans lesquelles on peut se baigner, plages magnifiques, animaux en nombre et enfin hommes porteurs d’une culture authentique, bien différente de la nôtre. En un mot : l’idéal ! La nourriture locale est saine, l’eau des puits buvable et les animaux sauvages protégés. Où ailleurs trouve-t-on cela ?… Sachant que j’ai une affection particulière pour le nord du Kenya, le lac Turkana, car, personnellement, je connais peu d’endroits aussi beaux…

VA : A quel périmètre s’étend votre maîtrise du terrain : vers quels pays aimez-vous guider les voyageurs ?
Carlo Cozzi : Il fut un temps où nous conduisions nos clients de l’Equateur au cap de Bonne Espérance et de la côte est à la côte ouest, mais depuis 15 ans, Galago s’est donc spécialisé sur cette partie-ci du continent : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Zanzibar qui ont tant à offrir et sont proches de l’essentielle plaque-tournante qu’est devenu Nairobi. Sans être encore trop victime de son succès, la Tanzanie se développe à grands pas en raison de ses atouts, quant à Zanzibar, c’est un véritable petit paradis qui, à mes yeux, vaut largement les Seychelles en… bien moins cher !

VA : A quelles clientèles s’adressent les voyages que vous proposez ?

Carlo Cozzi : A une clientèle très large, des familles aux aventuriers, notre spécialité étant de nous approcher au plus près de la nature, hors des sentiers battus. Nous préparons d’ailleurs les voyages des tours opérateurs les plus reconnus, tels Terres d’aventure ou Huwans. Et montons des expéditions reposant sur tous types de véhicules.

VA : Justement, sur quel type de voyage avez-vous l’impression d’exceller et d’offrir quelque chose d’unique ?
Carlo Cozzi : Comme je l’ai dit : plus les voyageurs sont prêts à s’approcher de la nature, plus nous sommes, nous, en mesure de leur proposer des expériences inoubliables : trek et camping dans les plaines et savanes mais également excursions en montagnes et vers les volcans, éteints ou en activité : Nyiragongo, Mont Méru, Mt Kenya, Rwenzori, Kilimandjaro bien sûr ; un peu partout…

VA : Pourriez-vous nous détailler un voyage ou une excursion qui soit vraiment représentatifs de ce que vous proposez et qui vous tienne particulièrement à cœur ?

Carlo Cozzi : je pense à quelque chose qui marrie le plus connu au plus intime : une ascension du Kilimandjaro justement, aventure unique, associée à un trek dans la vallée du Rift qui offre de son côté des paysages absolument somptueux. Avec Galago, l’expérience s’effectue accompagnée par les ethnies locales : Massai et Samburu, ce qui change tout. Non seulement, ils décryptent pour vous tout ce que vous découvrez, mais la nuit, les ânes vous accompagnant devant passer la nuit dans les enclos de villages massai, c’est l’occasion d’approcher ceux-ci, absolument authentiques et accessibles uniquement aux voyageurs à pied. En bivouaquant à côté, vous découvrez la vraie vie de ces villages, visitez le forgeron et participez aux activités si cela vous dit. Et vous vous forgez vous-même des souvenirs uniques…

VA : De quelle manière s’exprime votre engagement pour un tourisme plus responsable ?
Carlo Cozzi : De manière globale et également très ponctuelle. D’une part, nous payons nos équipes 10% au moins de plus que la norme réglementaire, nous les logeons sous tente et leur offrons trois repas par jour. Notre personnel dispose d’un treizième mois, 3 semaines de vacances et une couverture médicale, ce qui, je peux vous l’assurer, est exceptionnel pour le pays. Un pays dont chaque endroit visité par nous est laissé plus propre que nous l’avons trouvé en y arrivant. Ensuite, nous tâchons d’apporter de l’aide et de résoudre les problèmes locaux rencontrés sur notre route : on finance ainsi en partie une école au Kenya (toilettes, terrain de foot…). En Tanzanie, on sponsorise une association sportive qui aide les jeunes en difficulté, on organise des opérations de ramassage du plastique et on est associé à la construction d’une autre école. Dans le sud du pays enfin, on a fait construire une pompe dont on assure également l’entretien. Des choses comme ça.

VA : A notre époque où seul l’avis du client importe, de quoi vos clients à vous vous remercient-ils spontanément, les yeux plein d’étoiles, au moment de vous quitter ?
Carlo Cozzi : Souvent, ils pleurent ! Ce qui en dit long. Il faut comprendre aussi qu’une immersion dans la nature africaine avec ses enfants aux côtés d’un guide passionné représente quelque chose que vous n’oublierez pas si vite… C’est une expérience intense qui déclenche par la suite pas mal de bouche à oreille, notamment la recommandation de tel ou tel guide que les voyageurs ont adoré. Car, bien sûr, la qualité de l’accompagnement représente une part essentielle de la réussite d’un tel voyage, au moins 80% dirais-je. Il faut dire que pour le reste, on joue sur du velours, toute la matière première souhaitable : paysages, animaux, ambiance… se trouve là, autour de vous, sublime, attendant juste d’être révélée et expliquée par ceux qui la connaissent.

VA : Justement, sur quels critères choisissez-vous vos guides et accompagnants ?
Carlo Cozzi : Nous aussi, on se fie au bouche à oreille ! Et lorsqu’on sélectionne un coéquipier potentiel, on l’envoie d’abord en doublette avec un guide aguerri pour voir ce que cela donne. Puis il part seul pour faire ses preuves. Beaucoup de volontaires se proposent à nous dont certains ont déjà fait l’effort d’apprendre le français, démontrant ainsi leur volonté et leur sérieux. Mais tous, de toutes les façons, sont passés par la formation TANAPA (Tanzanian National Parks), la voie officielle. Et ont donc été formés à tout ce qui concerne faune, flore, sécurité et logistique liée aux déchets, etc. Ici, le métier est très encadré et c’est une bonne chose.


VA : L’Afrique sauvage existe-t-elle encore ?
Carlo Cozzi : Il demeure des endroits vraiment écartés et sauvages, oui. Mais sans avoir à partir en quête de ces trésors cachés, un simple décalage dans le choix de votre calendrier de départ par rapport aux pointes d’affluence de la saison touristique change complètement la donne : le même coin de parc seuls ou avec dix véhicules dans votre champ de vision, sera définitivement paradisiaque ou le sera moins. Et puis, tout simplement, si vous optez pour un trek, vous êtes assurés de passer par ces coins sauvages et superbes, tout en ayant la garantie de ne croiser, sur plusieurs jours et en matière d’êtres humains, que les seuls Massais qui peuplent ces terres !

VA : Pourquoi Galago ?
Carlo Cozzi : C’est le nom du plus petit singe d’Afrique, un noctambule aux yeux immenses que l’on aime bien. Et puis cela change des éléphants, lions et autres animaux géants que l’on trouve partout.
VA : Que n’a-t-on dit qui soit important pour vous ?
Carlo Cozzi : J’aimerai dire un mot du tourisme ici. Certes, le tourisme a toujours un certain nombre d’effets négatifs, on le sait mais, d’une part, il constitue une forme de revenus essentiel pour les habitants de ces pays (90% du PNB du Rwanda !!) et d’autre part, une bonne partie est réinjectée dans la protection des espèces et des territoires, définitivement indispensable. Au Kenya, un tiers du pays est désormais constitués de parcs naturels. Alors, certes, l’entrée dans les parcs est chère, mais c’est là un coût qui contribue directement à préserver ces endroits uniques au monde et tous leurs trésors vivants…


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Par Jerome Bourgine
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