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Cybelle Planète : après la charte de l’écovolontariat, celle de l’écovolontaire

| 29 avril 2019 • Mis à jour le 02.05.2019 à 8h39
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Depuis 2005, par le biais de l’écovolontariat et de la protection de la faune marine méditerranéenne, l’association Cybelle Planète favorise la participation citoyenne à des programmes de recherche ou de conservation de la biodiversité. Réalisant très vite que le terme “écovolontariat” pouvait conduire à tout et n’importe quoi, l’association d’écologie participative s’est employée à donner une définition au terme et à élaborer une première charte de l’écolovontariat en 2014. Cinq ans plus tard, elle vient de produire la charte de l’écovolontaire. Découverte de cette dernière et de sa genèse.

Ecovolontaires ©Cybelle Planète

Vous avez dit “écovolontariat” ?

“Pour commencer, il faut savoir de quoi on parle”, démarre Céline Arnal, créatrice de Cybelle Planète. Forte de ce constat, l’association sollicite plus de 400 personnes du milieu de l’écovolontariat et suite à des débats menés sur une année, établit la définition suivante : “L’écovolontariat est une action solidaire et participative qui consiste à aider, durant son temps libre, un projet lié à la préservation et à la valorisation de la diversité animale, végétale, environnementale, et culturelle. L’écovolontaire est un citoyen engagé et bénévole et ne peut, à ce titre, recevoir de contrepartie financière pour son action”. Très vite, Céline se rend compte qu’une définition ne suffit pas et que le manque de légifération peut occasionner des abus. Elle donne l’exemple du “canned hunting” en Afrique du Sud où des écovolontaires se sont retrouvés à élever des lionceaux dans des fermes destinés à être chassés et ainsi, sans le savoir, à encourager la chasse aux trophées…

©Cybelle Planète

L’idée d’établir une charte de l’écovolontariat lui vient donc naturellement à l’esprit dès 2013. Pour décider de son contenu, Cybelle Planète continue à opérer de manière participative, en trois étapes, à partir de formulaires web. Cette première charte destinée aux structures sort en 2014. “C’est aussi une charte utile pour ceux qui veulent devenir écovolontaires”, complète Céline. Effectivement, ils auront sans doute moins de mauvaises surprises en s’engageant avec un organisme respectueux de la charte.

©Cybelle Planète

Côté écovolontaire

Puis Céline se rend compte que “ce n’est toujours pas assez” ! Pour elle, “un écovolontaire n’est pas un touriste qui va aller bronzer sur un transat mais quelqu’un qui va devoir s’intégrer”. La nécessité d’une nouvelle charte s’impose, celle de l’écovolontaire. Cybelle Planète lance l’idée et procède via des formulaires web. “En décembre 2018, lors d’un salon à Grenoble, on a proposé à des bénévoles et des voyageurs de faire des ateliers participatifs pour débattre de cette nouvelle charte en partant des résultats des formulaires web. On a fait des changements, on a creusé pour reformuler, écouté les réactions du public et on a proposé une version. Son approbation a été votée à 97%”, raconte Céline.

©Cybelle Planète

Et voilà, la deuxième charte et ses neuf points viennent donc de sortir. Chacun des futurs écovolontaires désirant partir en mission via Cybelle Planète devra s’engager en la signant. “Avant d’élaborer la charte, nous avons contacté toutes les structures qui proposent de l’écovolontariat en France, celles qui se sont engagées dans cette aventure à nos côtés sont en train de mettre la charte en ligne sur leur site. C’est un outil de travail pour nous comme pour elles”, poursuit Céline.

©Cybelle Planète

Aller plus loin dans la formation des écovolontaires

“Avec ces chartes, nous voulions ouvrir la réflexion, poser des limites, et ça c’est fait”, ajoute Céline, pragmatique. Avec 500 écovolontaires qui passent par Cybelle Planète chaque année, l’association n’a pas les moyens de rencontrer chacun d’entre eux. “On passe aussi beaucoup de temps, environ un an, à sélectionner les projets. Pour les écovolontaires, on a élaboré des documents pour les instruire mais à l’avenir, ce serait bien de mettre en place des formations en ligne“, constate Céline. Il existe en effet encore beaucoup d’a priori sur la fonction d’écovolontaire, des remarques du type “je vais bosser gratos” ou “je vais me retrouver qu’avec des gosses” reviennent régulièrement dans les conversations.

©Cybelle Planète

Outre la formation des écovolontaires, Cybelle Planète passe aussi du temps à assurer leur suivi au sein des projets et s’intéresse aussi à ce qui se passe ailleurs en matière d’écovolontariat, à la fois dans le public que dans le privé, en France et à l’étranger. “Il existe des structures privées qui sont très bien, l’écovolontariat n’est pas que l’affaire des institutions publiques ou des associations reconnues par ces dernières. Tout le monde est le bienvenu car c’est juste une question d’éthique“, conclut Céline.


Cybelle Planète : après la charte de l’écovolontariat, celle de l’écovolontaire | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Elisabeth Blanchet
Ancienne prof de maths, je me suis reconvertie dans le photo journalisme en 2003 à Londres où je vivais. J’ai travaillé pour différents magazines dont Time Out London et j’ai développé des projets à longs termes dont un sujet les préfabriqués d’après-guerre, une véritable obsession qui perdure, les Irish Travellers -nomades Irlandais- dans le monde, les orphelins de Ceausescu - je suis des jeunes qui ont grandi dans les orphelinats du dictateur depuis 25 ans -. Je voyage beaucoup et j’adore raconter des histoires en photo, avec des mots, en filmant, en enregistrant… Des histoires de lieux, de découvertes mais surtout de gens. Destinations de cœur : Royaume-Uni, Irlande, Laponie, Russie, Etats-Unis, Balkans, Irlande, Lewis & Harris Coup de cœur tourisme responsable : Caravan, le Tiny House Hotel de Portland, Oregon – Mon livre de voyage : L’Usage du Monde de Nicolas Bouvier – Le livre que je ne prends jamais en voyage : L’oeuvre complète de Proust à cause du poids – Une petite phrase qui parle à mon cœur de voyageur : « Home is where you park it »
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