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En Lozère, l’écotourisme prospère

| Publié le 5 juillet 2022 • Mis à jour le 5 juillet 2022 à 8h03
Thèmatique :  Guides   Territoire   Vélotourisme 
         

Pour des vacances en itinérance, la Lozère est une destination idéale. A bonne distance des flux touristiques et des métropoles, ce département invite à explorer son patrimoine, la diversité de ses paysages. A revivre aussi l’épopée de personnages qui y ont laissé leur empreinte (Bertrand Du Guesclin, Robert-Louis Stevenson, Léo Ferré…). Et enfin, à honorer les spécialités du terroir, celles et ceux qui les élaborent, à dialoguer avec des producteurs, des commerçants qui misent sur la qualité, la fraîcheur, l’authenticité, les modes naturels de production. Avec mon coéquipier, le journaliste Bernard Frantz (www.i.trekkings.net) nous avons rencontré des promoteurs de l’écotourisme au fil de notre périple à VTT sur un tronçon de la GTMC*. entre Langogne et Sainte-Enimie.

Rencontre au Mont Lozère avec des génisses de race Aubrac. (Photo dw)

*GTMC- Grande Traversée du Massif Central. 1380 km du Morvan à la Méditerranée. L’itinéraire est labellisé par la Fédération Française de Cyclisme.

La tomme des trois frères

Fin d’une journée de labeur pour les frères Salanson qui viennent de terminer la traite de leurs laitières. (Photo dw)

Ils se prénomment David, Jérôme et Thierry. Ensemble, ils ont pris le relais de leur parents pour exploiter la ferme familiale, le GAEC Salanson. Les trois frères élèvent une soixantaine de vaches laitières – des montbéliardes – et une vingtaine de chèvres.

Une partie du lait part en coopérative. L’autre, « la traite du matin » précise David, rejoint la fromagerie de l’exploitation. La tomme élaborée par la fratrie est commercialisée sur place : « Nous affinons nos fromages pendant six à dix semaines. Nos clients viennent les acheter à la ferme. Nous fournissons également quelques restaurants de la contrée ». En matière de circuit court, il est difficile, voire impossible de mieux faire : « Nous vendons le plus gros de notre production en été » ajoute le jeune fermier.

Sa préoccupation du moment ? La sécheresse : « S’il ne pleut pas les vaches ne trouveront plus de quoi se nourrir dans les pâturages. Et nous devrons entamer notre stock de foin ».

Le GAEC Salançon est facilement accessible, en bordure de la départementale 901, à une poignée de kilomètres à l’ouest de Bagnols-les-Bains, dans la vallée du Lot.

Quand épicerie rime avec gendarmerie

Les circuits courts balisent l’activité de Manon. (Document remis)

La descente mont Lozère, se termine dans la vallée du Tarn. Plus précisément à Pont-de-Montvert. Un village montagnard et animé comme nous les aimons. Où les randonneurs ne peuvent pas ne pas s’attarder. Entre le centre du bourg et le terrain de camping, au quartier le Chambon, une ancienne gendarmerie s’est métamorphosée. Manon et Régis y ont créé une épicerie-restaurant totalement dédiée aux saveurs locales. Un réseau d’une cinquantaine de producteurs approvisionne l’endroit en produits laitiers, jus de fruit, biscuits, champignons, charcuterie… « Nous sommes ouverts toute l’année » tient à préciser Manon qui a travaillé dans le tourisme et la communication avant de se lancer, il y a deux ans, dans l’aventure C’Evennes in the box. C’est l’enseigne de cet établissement où l’on peut faire ses courses puis prendre son petit- déjeuner. Ou vice-versa.

A toute heure, le couple sert des planches de fromage, de charcuterie. Des gaufres et de bonnes glaces.Manon insiste sur le brassage de sa clientèle : « Ici, les hyper-locaux rencontrent et dialoguent avec les gens de passage ».

Les ruches-tronc renaissent

Dans le rucher-tronc (de châtaignier), l’abeille noire retrouve ses conditions naturelles de nidification explique Yves Elie. (Photo dw)

« Rétablir un fonctionnement harmonieux entre l’homme et la nature via l’agriculture et l’apiculture ». Voilà l’objectif et la raison d’être de l’association l’Arbre aux Abeilles, tel que les résume son président Yves Elie. Sur la rive droite du Tarn, entre Pont-de-Montvert et Cocurès, le groupement a construit un rucher-tronc « dans le respect des savoir-faire ancestraux ». Sur le site dit de la Vallée de l’Abeille Noire, l’association développe « un projet de territoire visant à restaurer un équilibre naturel et culturel favorable aux insectes pollinisateurs ».

Initiée il y a une dizaine d’années, la démarche porte ses premiers fruits. Yves Elie assure que les abeilles noires « retrouvent pleine forme, dynamisme ainsi que leurs aptitudes génétiques d’endurance et de défense acquises lors des dernières glaciations il y a 20 000 ans… Leur vigueur d’animal sauvage est très précieuse pour le développement d’une apiculture durable ».

L’accès au rucher tronc et au verger éco-gastronomique se fait à pied depuis la départementale 998. Des panneaux explicatifs jalonnent le parcours riche en découvertes.

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Par Daniel WALTER

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