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Allibert – Enjeux n°4 : L’urbanisation des espaces sauvages

| 17 janvier 2012 • Mis à jour le 18.01.2012 à 13h00
         

Retour sur la conférence de presse tenue dans les locaux d’Allibert afin de présenter les quatre enjeux majeurs du tourisme d’aventure. Quatrième et dernier point développé : l’urbanisation des espaces sauvages.

On ne le dira jamais assez. La terre est un vaste terrain de jeu qui s’épuise. Les professionnels du tourisme d’aventure le savent bien, qui travaillent souvent sur des milieux fragiles. Ces dernières années, la démocratisation du voyage a fait de certains hauts sites naturels d’immenses esplanades sur-fréquentées. Près de 800 00 visiteurs ont découvert le Machu Pichu en 2011 (contre 75 000 en 1991). Le Mont Blanc accueille 300 personnes par jour (de beau temps). De nombreuses routes sont en construction dans la vallée du Zanskar. De plus en plus, de grands sites naturels deviennent des destinations de tourisme de masse.

 

Nord Vietnam @G.Neveu/Allibert

 

Comment allier désir d’aventure et sur-fréquentation des sites ? “Comment ne laisser que l’empreinte de nos pas lorsque ceux-ci sont des centaines de milliers ? ” Pour se protéger, certains pays exigent des quotas ou obligent les voyageurs à dépenser des montants quotidiens exorbitants. C’est le cas du Bhoutan, où les touristes se doivent de dépenser au moins 260 dollars par jour, ou du Mustang, où le permis d’entrée est vraiment très cher. C’est également le cas de certains grands parcs comme le Kilimandjaro où les tickets d’entrées sont très élevés – mais où, pourtant, les gardes du parc comptabilisent 45 000 ascensionnistes par an. Toutefois, si l’argent est une barrière, cela reste une barrière peu démocratique, puisque les budgets les plus serrés ne seront pas égaux devant les beautés du monde.

Le problème reste toutefois complexe et l’idée d’Allibert n’est pas ici de tout résoudre, juste de dire que le monde reste vaste, près de 300 fois la France (150 millions de km2) et donc, qu’il existe encore bien des possibilités et des espaces à explorer… Et ce, que ce soit dans des immensités comme la Sibérie (27 fois la France), où juste à côté de chez nous, à l’image de ce nouveau trek lavande-mimosa proposé sur la Côte d’Asur, entre St Raphaël et Canne. La patience et le travail permettront donc de faire encore bien des découvertes. Allibert développe également les « marches intelligentes », dans la nature et en milieu urbain. Elle ouvre cette année plus de 70 nouveaux voyages ; en continuant toujours de regarder de l’avant.

 

 


Allibert – Enjeux n°4 : L’urbanisation des espaces sauvages | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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