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La feuille de chou est là

Res’Pir : la qualité au service du tourisme durable

| Publié le 27 juin 2014 • Mis à jour le 23 juillet 2014 à 8h51
Thèmatique :  Territoire 
         

Article Co-écrit par Alphée Adimi et Geneviève Clastres

Le 10 juin dernier s’est tenu à Foix le séminaire de clôture du projet Res’Pir. L’enjeu du projet : construire une démarche qualité pour un tourisme actif et durable dans l’espace pyrénéen transfrontalier. Dans une période où il y a plus d idées que de financements, le projet a su tiré son épingle du jeu en mettant le développement territorial au cœur d’une démarche qualité. De fait, la qualité de l’offre touristique des activités de pleine nature est un élément fondamental dans l’élaboration d’un processus associant professionnels du secteur à des partenaires publics et privés.

De gauche à droite : Gabriel Marc, représentant de l’université de Gerone – Pascal Alard, CG de l’Ariege – Philippe Jugie, ADT Ariège-Pyrénées & Pierre Torrente, ISTHIA

La genèse du projet Res’Pir

Le projet Res’pir s’est construit dans le cadre du programme opérationnel de coopération transfrontalière Espagne France Andorre (POCTEFA) à partir de mars 2010 et arrivera à son terme en juillet de cette année. L’objectif général de ce projet est de mettre en place une démarche qualité pour un tourisme durable concernant les activités de pleine nature dans l’espace pyrénéen transfrontalier par un réseau d’acteurs publics et privés sur deux territoires : l’Ariège et Girona, élargi à sa zone d’influence en Catalogne. Ce projet rassemble les universités implantées sur les territoires concernés (Université de Gérone et Université de Toulouse 2 et plus particulièrement son institut supérieur du tourisme, de l’hôtellerie et de l’alimentation sur le site délocalisé de Foix), les gestionnaires et techniciens des institutions publiques (Ajuntament de Girona, Conseil Général de l’Ariège et ADT de l’Ariège) et les professionnels des activités de pleine nature de ces territoires.

Un tourisme de nature soutenu par l’Europe

Bernard Piquemal, vice-président du Conseil général de l’Ariège et chef de file de ce projet, a évoqué « une genèse compliquée due au grand nombre de décideurs français et espagnols » qui ont travaillé main dans la main afin de produire un projet de qualité parce que selon lui, le développement de la vie locale de chaque territoire en dépendait. En effet, RES’PIR, c’est RES, pour RESeau, et PIR, pour PIRinos, les Pyrénées en Espagnol. On y retrouve donc les trois catégories de partenaires, que sont les universités, à savoir l’ISTHIA (Université de Toulouse Jean Jaurès) et l’université de Gérone, les acteurs publics avec l’ADT (Agence de Développement touristique Ariège Pyrénées), le Conseil général de l’Ariège, la commune de Gérone et bien évidemment les professionnels d’activités de pleine nature dans les deux territoires.

Aux lendemains difficiles des élections européennes, l’ensemble des acteurs a tenu à remercier l’Europe pour son soutien financier. Il y a une vingtaine d’année, les professionnels du tourisme de nature n’étaient pas mobilisés par ces thématiques de développement durable et de tels projets auraient difficilement émergé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et, si le bilan est grandement positif, l’implication des professionnels y est pour beaucoup. Ces derniers, peu polarisés autour des stations, participent « au développement du massif des Pyrénées », un principe cher à Pierre Torrente qui croit profondément en l’impact positif d’une atomisation en matière de développement local.

ISthia

Une même démarche co-construite pour 2 territoires

L’idée, ne pas faire du seul développement touristique des territoires une priorité mais associer l’aménagement de l’environnement naturel au développement des entreprises de nature. Que ce soit en Ariège ou à Gérone, la priorité a donc été de favoriser une démarche de co-construction qui a pris tout son sens lorsque l’ISTHIA et l’ADT ont soumis aux professionnels du tourisme de nature une démarche de qualité résultant d’un diagnostic de démarches qualités existantes. Le plan de formation initialement pensé a été revu pour laisser place à la formation-action dont la particularité est le débat constructif avec les professionnels.

Philipe Godard, ingénieur d’études à l’ISTHIA et en charge du projet Res’Pir, précise le processus: « Le débat a donné la parole aux prestataires pour connaître les enjeux qui leur tenaient à cœur à la fois pour leurs clients et pour le territoire, et a permis de passer des démarches de qualité préétablies à une démarche co-construite avec les professionnels et les organismes de formation que nous sommes, en associant l’ADT». Pascal Alard, Directeur Territorial pour le Développement Economique et Touristique au Conseil général de l’Ariège, évoque également cette co-construction comme l’une des plus belles expériences dans ce projet. « Les universitaires ont travaillé, on a pu ensuite échanger et donner notre regard d’acteurs aux professionnels? Plutôt notre regard de représentant institutionnel , le résultat a été modifié. On est là dans une bonne pratique avant la mise en place de tout projet.»

Le projet Res’Pir s’est donc avéré comme une démarche convaincante et porteuse d’effets positifs sur le territoire. Il s’est notamment traduit par la mise en place d’un label Qualité Outdoor.

— —————- ALLER PLUS LOIN ———————-

– Sur le projet Res’Pir : http://respireurope.eu/

– Le site internet : http://www.ariegepyrenees-outdoor.com/

– Page Facebook : https://www.facebook.com/tourisme.ariege

– Sur YouTube : https://www.youtube.com/user/AriegeOutdoor

 


Res’Pir : la qualité au service du tourisme durable | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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