Patricia Almeida : avec YoupiTrip, l’hospitalité à l’échelle d’un territoire
Au cœur des métiers de l’accueil, qui ne cessent de se réinventer, celui de concierge occupe une place singulière. Avec YoupiTrip, Patricia Almeida transpose cette philosophie à l’échelle d’un territoire : le Valais en Suisse. Après dix années passées à accueillir des visiteurs dans sa maison d’hôtes, cette passionnée de rencontres et de découvertes a imaginé une conciergerie de destination à son image. Une manière d’accompagner les voyageurs comme les habitants, de révéler les richesses parfois insoupçonnées d’une région et de cultiver un certain art de l’hospitalité. Elle nous explique tout ce qui fait la valeur et la saveur d’une concierge de destination.

VA / Comment devient-on concierge de destination ?
Comme une évidence, dans la continuité de la maison d’hôtes que j’ai tenue pendant dix ans. Je viens de l’hôtellerie. Le goût de l’hospitalité est donc le fil rouge de mon parcours. Ma maison d’hôtes était intimiste avec seulement deux chambres. Je personnalisais au maximum l’accueil et le séjour de mes clients. Je prenais plaisir à leur faire découvrir la région, à partager mes bonnes adresses, à imaginer des expériences qui leur correspondaient.
Après avoir vendu ma maison d’hôtes, j’ai réalisé que je pratiquais déjà, sans vraiment le nommer, ce métier de concierge de destination. Youpitrip s’est donc imposé assez naturellement, dans la continuité de cette première aventure entrepreneuriale et s’est construit peu à peu.
VA/ Que recouvre réellement ce métier, parfois mal compris car on ne saisit pas toujours tout ce qui se cache derrière le mot « concierge » ?
Derrière le mot « concierge », il y a quelque chose qui me tient particulièrement à cœur. J’ai été très inspirée par les concierges Clefs d’Or dans les palaces, un métier qui m’a fascinée dès mes jeunes années de lycée hôtelier : la capacité à écouter, à anticiper, à toujours trouver une solution, mais surtout à comprendre ce que le client n’arrive pas forcément à formuler. C’est un terme auquel je tiens. C’est cette philosophie de l’hospitalité qui m’inspire.
À ma connaissance, il n’existe pas de formation spécifique pour devenir concierge de destination. C’est un métier que je me suis créé, parce qu’il réunit toutes mes affinités : beaucoup de curiosité, mon expérience de l’accueil, une bonne compréhension de la psychologie du client, un réseau solide et une connaissance fine du territoire.
Avec Youpitrip, j’ai en quelque sorte transposé le métier de concierge d’un grand hôtel à l’échelle d’une destination. Mon terrain de jeu n’est plus un établissement, mais tout un territoire.
En parallèle, avec Passion Accueil, j’accompagne aussi les hébergeurs et les acteurs touristiques dans leurs pratiques d’accueil et la valorisation de leur offre. C’est une autre manière de révéler les territoires, cette fois aux côtés de ceux qui accueillent les visiteurs.

VA/ Et vous n’avez pas peur de la confusion que peut entrainer ce terme polysémique ?
Le mot peut effectivement prêter à confusion, mais j’y tiens parce qu’il exprime ma vision de l’hospitalité. A mon sens, il s’agit de personnaliser l’accueil, de créer du lien et d’enrichir l’expérience du visiteur. Cela passe par le sens du détail, les petites attentions et la capacité à imaginer des moments qui lui ressemble vraiment. Mon métier emprunte à plusieurs univers : celui de guide locale, d’agence réceptive ou de travel planner. Mais il ne se résume à aucun d’eux.
Cela commence par l’écoute. Comprendre les envies, saisir les attentes, parfois même deviner ce qui n’est pas exprimé. Puis, grâce à une connaissance très fine du territoire, de ses habitants, de ses histoires et de ses bonnes adresses, imaginer une expérience véritablement personnelle. Soigner les détails, ouvrir les bonnes portes et apporter ces petites attentions qui changent tout. Je cherche surtout à donner du sens à la découverte, à faire le lien entre un visiteur, des habitants et un territoire. C’est cela, pour moi, une conciergerie de destination. Avec Youpitrip, je me considère parfois comme une révélatrice de territoire.
VA / Pourquoi avoir choisi le Valais ? Qu’est-ce que ce territoire vous offre et que vous avez envie de transmettre à ceux qui le découvrent ?
Je suis née en Auvergne, mais je vis en Valais depuis 40 ans. Le Valais, c’est donc ma terre d’accueil et d’adoption. Je suis très attachée à ce canton. C’est ma région de cœur. Le fait de ne pas y être née me donne aussi un regard différent. J’ai conservé cette curiosité de celle qui découvre, même après toutes ces années. Pour moi, le Valais est un véritable condensé de la Suisse. S’il ne fallait visiter qu’un seul canton, ce serait celui-ci ! Il y a bien sûr la carte postale, les sommets, les glaciers, les villages et les paysages spectaculaires. Mais derrière cette image se cache tout un art de vivre, une culture locale, des traditions et surtout des personnes qui font vivre ce territoire toute l’année. C’est cette dimension là que j’aime partager.
Aller au-delà de la carte postale, comprendre ce qui fait la singularité d’un lieu et découvrir les histoires qui ne se révèlent pas forcément au premier regard. Avec YoupiTrip, je cherche toujours cet équilibre entre personnalisation, cohérence et anticipation, sans jamais oublier de laisser une place à la spontanéité et donc à l’inattendu.
VA / Qui sont aujourd’hui vos clients ? Et qu’est-ce qu’ils viennent chercher auprès de vous qu’ils ne trouvent pas dans une offre touristique plus classique ?
Mes clients ont des profils très variés : des voyageurs étrangers qui découvrent la Suisse pour la première fois, des couples, des familles, des groupes d’amis, des voyageuses solos ou encore des seniors actifs. Mais au-delà de cette diversité, ils ont un point commun : ils souhaitent vivre une expérience qui leur ressemble et se créer de beaux souvenirs. Ils recherchent une autre manière de découvrir un lieu, sans toujours savoir précisément ce qu’ils attendent. Certains souhaitent sortir des circuits touristiques classiques, d’autres ont besoin de conseils et d’un accompagnement pour imaginer une journée ou un séjour à leur image.

Je rencontre aussi de plus en plus de seniors actifs qui ne se reconnaissent pas dans les offres et les infos touristiques classiques. Curieux, indépendants et avides de découvertes, ils me sollicitent pour imaginer des journées sur mesure. Une approche dans laquelle je me reconnais pleinement ! Et puis, il y a les habitants qui font aussi appel à moi pour redécouvrir leur région. Réussir à surprendre ceux qui pensent déjà bien connaître le Valais, c’est sans doute l’une des plus belles reconnaissances de mon travail.
VA / Quelles sont les demandes qui reviennent le plus souvent ?
Je n’ai pas vraiment de demande type. Au contraire, les demandes sont souvent assez floues, brouillonnes, nourries d’idées reçues sur le Valais, sur la Suisse en général, sur ce qu’il faudrait absolument voir ou faire. Mon rôle, justement, c’est de décoder, de reformuler. Comprendre ce que la personne cherche vraiment et l’amener vers quelque chose qu’elle n’aurait peut-être pas imaginé, ni envisagé par elle-même. Parce que l’enjeu est là : il y a la demande, mais elle ne reflète pas forcément l’envie.
J’aime particulièrement les demandes de groupes d’amis ou de familles qui arrivent avec une date, une occasion à célébrer et me donnent presque carte blanche. À partir de là, on imagine ensemble ce qui pourrait leur correspondre. Et puis il y a ces clients qui découvrent Youpitrip à l’occasion d’un bon cadeau ou d’une sortie collective, puis reviennent pour un rendez-vous annuel. Cette fidélité me touche particulièrement.
VA / Vous accordez une place importante aux rencontres et aux expériences humaines. Pouvez-vous nous raconter une expérience qui illustre particulièrement cette approche?
Ce sont souvent les moments que l’on pense les moins spectaculaires qui marquent le plus. Je pense notamment aux expériences que je propose autour de la vie à l’alpage. Chaque été, j’accompagne une virée du village à l’alpage. On y découvre la vie agropastorale d’hier à aujourd’hui, la tradition alpestre et surtout le lien entre les locaux et nos fameuses vaches d’hérens. Ça devient alors une autre manière de comprendre le territoire.
Un autre exemple me tient particulièrement à cœur : mon parcours consacré aux femmes inspirantes à Évolène. Évolène est l’un des plus beaux villages de Suisse. Mais je ne voulais pas proposer une visite supplémentaire axée sur son patrimoine bâti. Au fil de mes lectures et de mes recherches, j’ai découvert les parcours de femmes pionnières qui ont marqué la vie locale. J’ai eu envie de raconter le village à travers leurs histoires. Ces femmes nous offrent une autre lecture de la vallée. Et c’est exactement ce qui m’intéresse : montrer qu’un même lieu peut raconter plusieurs histoires selon le regard que l’on porte.

VA / Vous aimez faire découvrir ce qui ne se révèle pas forcément au premier regard : une adresse confidentielle, une rencontre, un savoir-faire, un paysage… Comment dénichez-vous ces pépites ?
Quand vous parlez de « pépite », je ne pense pas forcément à un lieu secret. Parfois, c’est quelque chose que tout le monde connaît, il suffit simplement de le regarder autrement. Et donc, à mon sens, il y en a partout. Je suis une grande curieuse. Depuis 40 ans que je vis en Valais, je n’ai jamais cessé d’explorer. Je retourne souvent aux mêmes endroits, je discute, je pousse des portes, j’ose. Je lis aussi beaucoup d’ouvrages régionaux. Je suis attentive à tous les petits signes. Une plaque dans un village, par exemple : derrière, il y a peut-être toute une histoire. La question que je me pose, c’est : est-ce que cela me touche et est-ce que j’ai envie de le transmettre ? Si oui, je creuse. Dans cette curiosité, le fait de ne pas être native du territoire joue aussi. J’ai recueilli beaucoup de confidences auprès des anciens. J’ai énormément appris en les écoutant, puis en croisant leurs récits avec mes lectures. Cela me donne un autre regard, une connaissance plus fine du territoire et une manière différente de le partager. Je ne suis pas guide, je ne suis pas historienne. J’ai simplement cette envie de partager ce que j’ai découvert et ce qui m’a touchée.
VA/ Avec également des envies d’écriture ?
Bien plus que des envies ! L’écriture occupe déjà une place importante dans mon parcours. Je suis notamment l’autrice de 111 lieux en Valais à ne pas manquer, publié aux éditions Emons. Ce projet m’a permis d’explorer le canton en profondeur, de multiplier les rencontres et de découvrir des histoires parfois méconnues. J’ai également collaboré à des publications touristiques, notamment pour Gallimard.

L’écriture et Youpitrip se nourrissent mutuellement. Mes recherches enrichissent mes expériences, et les rencontres faites sur le terrain nourrissent à leur tour mon envie d’écrire. Je travaille actuellement sur un deuxième ouvrage aux éditions Emons, consacré aux traditions de Suisse romande. Ce projet m’emmène au-delà du Valais. Une nouvelle occasion d’explorer, de recueillir des histoires et de raconter les territoires autrement.
Qu’il s’agisse d’accompagner, de guider ou d’écrire, ma démarche reste la même : découvrir, comprendre et partager ce qui fait la singularité d’un territoire. Et puis, en tant que Clermontoise, j’ai aussi un rêve : écrire un jour pour le Guide Michelin ! Je suis de la dernière génération 100 % Michelin, et cette entreprise fait partie de mon histoire.
VA / Dans votre manière d’accueillir les visiteurs, vous semblez privilégier une présence discrète, avec juste ce qu’il faut de rendez-vous et de surprises. Comment trouvez-vous cet équilibre entre accompagnement et liberté ?
Là encore, mon rôle est d’ouvrir des portes, de simplifier le séjour, de donner des clés de lecture, sans enfermer dans un programme. Je suis donc présente au début pour accueillir, donner les codes, les bonnes adresses, les astuces concrètes : où faire ses courses, quoi manger… L’une des idées reçues qui revient tout le temps est que la Suisse est forcément très chère. Or, ce n’est pas tout à fait vrai, et encore moins pour le Valais. Notre territoire peut devenir bien plus accessible quand on connaît les bons réflexes. Mon rôle consiste donc également à donner les clés pour éviter l’écueil de « la Suisse chère ».
Ma présence peut ensuite prendre différentes formes. Je peux accompagner personnellement une découverte, organiser une rencontre locale ou simplement intervenir à un moment précis du séjour. L’essentiel est de trouver le bon équilibre. Je tiens beaucoup à la rencontre avec les visiteurs, parce qu’elle permet de créer une relation et de mieux comprendre leurs attentes. Mais je sais aussi m’effacer. Une conciergerie réussie, ce n’est pas être partout et tout le temps. C’est savoir être présente au bon moment. Et puis il faut garder de la souplesse, de la spontanéité. Si la météo change, si une envie apparaît ou si une belle occasion se présente, nous pouvons adapter le programme. C’est aussi cela, pour moi, le luxe de la personnalisation : la liberté.
VA / Le slow tourisme et le tourisme durable sont au cœur de votre démarche. Comment ces valeurs se traduisent-elles concrètement dans les expériences que vous proposez ?
Je ne cherche pas spécialement à faire du slow tourisme ou du tourisme durable. Je fais des choses qui me ressemblent et qui font écho à mes valeurs. Le slow est venu naturellement. Ces valeurs étaient déjà présentes lorsque j’avais ma maison d’hôtes, à une époque où on en parlait beaucoup moins. C’est une continuité. Pour moi, le tourisme durable, ce n’est pas opposer les choses. Ce n’est pas simplement choisir la voiture ou le train. C’est surtout une autre manière de voyager. Je dis toujours que si on peut vivre 365 jours sur son territoire, alors on peut aussi accueillir et découvrir 365 jours par an. À moi de chercher la matière pour faire apparaître ces subtilités. C’est aussi faire moins, mais mieux. Comprendre un territoire, le ressentir, et pas simplement le traverser. Je dis toujours à mes clients qu’ils doivent accepter de ne pas tout voir, de ne pas tout faire.
Finalement, je cherche avant tout à proposer des expériences cohérentes avec mes propres convictions, qui aient du sens pour les visiteurs comme pour le territoire qui les accueille

VA / Vous vous adressez aussi aux habitants du Valais, pas seulement aux voyageurs de passage. Pourquoi est-il important, selon vous, de permettre aux locaux de redécouvrir leur propre territoire ?
Parce que les habitants sont les premiers ambassadeurs d’un territoire. Ils accueillent leurs familles, leurs amis, partagent leurs bonnes adresses et racontent leur région. Et pourtant, combien de fois entend-on : « Chez nous, il n’y a pas grand-chose à faire ! ». Je crois qu’à force de vivre quelque part, on finit parfois par ne plus voir ce qui nous entoure. Il suffit pourtant d’un regard différent, d’une histoire ou d’une porte que l’on pousse pour redécouvrir un lieu familier. Avec les habitants, le défi est particulièrement intéressant. Ils connaissent déjà les paysages, les villages, les grands sites. Il faut donc aller plus loin, chercher d’autres récits, d’autres perspectives. C’est d’ailleurs la démarche qui m’a guidée pour écrire 111 lieux en Valais à ne pas manquer. Je ne voulais pas reproduire les incontournables des brochures touristiques, mais partager mes découvertes et mes coups de cœur. Et je trouve formidable que le tourisme puisse aussi permettre aux habitants de redevenir curieux de leur propre région.
VA / Au-delà de YoupiTrip, vous êtes également engagée auprès des Francophonies de l’Innovation Touristique. Que représente ce réseau pour vous ?
Je suis heureuse de faire partie de ce collectif depuis 2017. Je les ai découverts lorsqu’ils sont venus en Valais sur le thème de l’innovation. À l’époque, j’étais dans ma maison d’hôtes, assez isolée… Depuis, j’ai participé à plusieurs éditions. C’est un réseau qui me challenge, qui me nourrit. Il m’a obligée à sortir de mes certitudes. J’y apprends beaucoup au fil des éditions, et cela m’amène à me questionner sur ce qu’est vraiment le tourisme et à faire évoluer ma propre vision. Je viens de l’hôtellerie. Le monde de l’hôtellerie et celui du tourisme sont trop souvent des univers parallèles. Les Francophonies permettent justement de croiser les métiers, les territoires, les réalités différentes, et de sortir de sa propre manière de penser, sans ego.
VA/ En ce sens, quelles évolutions du tourisme vous paraissent aujourd’hui particulièrement intéressantes ?
Je pense qu’on entre dans une nouvelle étape avec l’intelligence artificielle. Elle va bouleverser notre manière de construire des offres, de préparer nos voyages. On est déjà dans une forme de surenchère… et on oublie parfois que le tourisme, c’est avant tout la rencontre entre celui qui accueille et celui qui est accueilli. Dans un monde où l’information touristique est partout, ma question est : qu’est-ce qui va encore créer de la valeur ? C’est aussi pourquoi je crois beaucoup à ce format de conciergerie : il y a de l’humain, de l’hospitalité, une connaissance fine des territoires, et la capacité à trouver des moments humains qui ont du sens. La technologie ne remplacera jamais le lien. Je suis convaincue que mon métier prendra encore plus de sens.

VA / Pour terminer, que peut-on souhaiter à Youpitrip dans les prochains mois ? Avez-vous une actualité, une nouvelle expérience ou un projet que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ?
Ce que je souhaite pour Youpitrip, c’est de continuer à vivre, à évoluer, pas en faisant plus, mais en faisant mieux. Développer une clientèle locale, fidéliser, créer des liens durables : c’est essentiel pour moi. Mais Youpitrip, ce n’est qu’une partie de mon activité. Il y a aussi l’écriture, une autre passion que j’aime cultiver. J’ai envie de continuer à faire dialoguer ces différentes casquettes, notamment à travers d’autres projets qui me tiennent à cœur.
Le premier serait un guide pour montrer qu’il est possible de découvrir la Suisse autrement, même avec un budget maîtrisé. Partager des astuces, des idées et des conseils concrets pour rendre le voyage plus accessible Le second concerne les seniors, un public avec lequel je me sens particulièrement en phase. Il existe une multitude de propositions pour les familles et les enfants, mais beaucoup moins de contenus pensés pour les voyageurs seniors. J’aimerais contribuer à combler ce manque, à travers un guide.
Au fond, toutes ces activités se rejoignent. Que j’accompagne des visiteurs, des professionnels de l’hôtellerie, que j’écrive ou partage mes découvertes en chroniques radio, c’est toujours la même envie qui m’anime : découvrir, créer des liens, éveiller la curiosité, provoquer des rencontres et donner envie de regarder autrement ce qui nous entoure.
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Par Geneviève Clastres
Auteur et journaliste indépendante spécialisée sur le tourisme durable et le monde chinois, Geneviève Clastres est également interprète et représentante de l'artiste chinois Li Kunwu. Collaborations régulières : Radio France, Voyageons-Autrement.com, Monde Diplomatique, Guide vert Michelin, TV5Monde, etc. Dernier ouvrage "Dix ans de tourisme durable". Conférences et cours réguliers sur le tourisme durable pour de nombreuses universités et écoles.
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