#TourismeDurable

JMTR 5e édition : OUVERTURE : 5e Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable

| 18 juin 2011 • Mis à jour le 18.06.2011 à 11h20
         

Gérard FELDZER, président du Comité Régional du Tourisme Ile-de-France
Bernard SCHEOU, chercheur à l’Université de Perpignan, parrain de la JMTR 2011
Véronique FAYARD, présidente de la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable (CITR), directrice de Ekimundi
Julien BUOT, secrétaire général de la CITR, coordinateur national de l’ATES
Daouda TALL, vice-président de la CITR, Consultant au sein du cabinet SPE Tourism
Guillaume CROMER, administrateur de la CITR, Consultant Formateur international en Tourisme Responsable et fondateur du cabinet SPE Tourism

Gérard FELDZER

Lorsque j’étais directeur du Musée de l’Air, des messages de sensibilisation au développement durable étaient délivrés, tout en assumant les contradictions avec l’activité aéronautique, qui, si elle est forte émettrice de GES, permet également de rapprocher les peuples. Je salue la Coalition internationale pour un tourisme responsable, pour son engagement dans la lutte contre le tourisme sexuel et pour le développement durable. J’étais très sensibilisé à la question du tourisme sexuel lorsque j’exerçais mon métier de pilote de ligne. La France a été un des premiers pays à s’engager dans cette lutte. Je salue également l’Afrique du Sud, un des plus beaux pays du monde, mais aussi l’un des plus menacés par la pollution industrielle et urbaine.

La Région Ile-de-France est sensible au sujet du tourisme durable, et pas uniquement parce que les élus Europe Ecologie Les Verts, dont je fais partie ont un poids important : aujourd’hui, penser au développement durable de nos sociétés est un chemin obligatoire. La profusion des labels rend néanmoins le travail d’harmonisation difficile. Un travail est à mener par le Comité régional du tourisme, à travers le futur schéma régional du tourisme, dans lequel le tourisme durable aura une place prépondérante. Le tourisme représente aujourd’hui 600 000 emplois, pour 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, et le tourisme durable est parfois en contradiction avec certains impératifs économiques.

Le territoire de l’Ile-de-France est composé à 60 % de parcs, de jardins et de forêts. Pourtant, le tourisme actuel y est majoritairement un tourisme urbain, ce qui concentre les flux touristiques au sein de Paris, engendrant une saturation de la capitale. Nous tentons de valoriser les territoires propres pour enrichir durablement la destination. Je suis personnellement heureux de la prise de conscience actuelle. Nous constatons que les critères environnementaux sont de plus en plus présents, notamment dans le tourisme d’affaires. Des efforts doivent être fournis pour répondre à ces attentes, au niveau des infrastructures et des transports. Les bureaux des congrès devront davantage prendre en compte les impacts environnementaux lors de la signature d’organisation de congrès.

Notre objectif est de faire de la Région Ile-de-France la première « éco-région » d’Europe, en espérant  provoquer une dynamique par l’exemple. La Région a mandaté le CRT pour réaliser le bilan carbone du tourisme en Ile-de-France, qui sera fait dans la transparence, afin de dégager des solutions adaptées. Un centre de ressources pour le tourisme durable va également être créé, afin de mettre à disposition des professionnels du tourisme une base de données des bonnes pratiques, pour les aider à obtenir certaines subventions ou pour être labellisé. En 2012, la Région lancera le « Paris pass », un forfait permettant de développer l’accès à l’ensemble des sites, parfois peu fréquentés, par le biais des transports communs. D’autres pistes de réflexion sont par ailleurs en cours.
Lorsque j’étais directeur du Musée de l’Air, une ruche a été installée sur le toit. Le miel récolté était sain, car les fleurs et plantes adaptées avaient été plantées autour, pour préserver la ruche de la pollution. Cette opération a également été menée à l’Opéra de Paris, ce qui nous a permis de confronter nos expériences. J’utiliserai cette image pour émettre le souhait que la concentration de l’ensemble des expériences des professionnels présents aujourd’hui permettra l’épanouissement des fleurs et des abeilles, en développant un tourisme responsable.

Bernard SCHEOU

Je remercie la CITR pour l’organisation de cette 5e édition de la Journée Mondiale pour le Tourisme Responsable, dont je suis le parrain.

Véronique FAYARD

La Coalition internationale pour un tourisme responsable est un réseau d’acteurs qui comptent 145 membres dans 52 pays, tous engagés pour un tourisme responsable ou dans un des secteurs impactés par le tourisme (lutte contre la pauvreté, contre le tourisme sexuel, protection de l’environnement). Des coalitions nationales existent au Cameroun, au Bénin, au Togo, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

L’objectif de la CITR est d’informer, de sensibiliser, d’expliquer, de clarifier et de susciter le débat sur le thème du tourisme responsable et respectueux, sur le plan national et international, et de mobiliser les gouvernements nationaux vers une politique de développement durable du secteur touristique. Les principales actions de la CITR sont l’organisation des journées mondiales pour un tourisme responsables, la sensibilisation et la mobilisation des décideurs et les dirigeants du tourisme, ainsi que le renforcement des capacités d’action des ONG du Nord et du Sud.

Julien BUOT

La CITR a été créée par Frédéric Leroy en 2007, initialement pour lutter contre le tourisme sexuel. Ses objectifs se sont ensuite élargis à la lutte contre la pauvreté, notamment en Haïti, où le tourisme peut jouer un rôle essentiel, même s’il soulève des enjeux importants. La question de l’eau était au cœur de la JMTR 2009, et le pays à l’honneur était le Cameroun, pays engagé en faveur du tourisme responsable. L’édition 2010, parrainée par Jean-Claude Mairal, avait pour thème la question du tourisme et du patrimoine rural. Les Balkans y étaient à l’honneur. Le nombre de participants aux JMTR s’accroît d’année en année.

Guillaume CROMER

L’organisation de la JMTR est relayée par des acteurs en France et dans le monde, afin que le message sur le tourisme responsable soit audible internationalement. D’autres acteurs français s’impliquent pour relayer cet événement aujourd’hui. Vision-éthique, agence de voyage éthique et solidaire, présente actuellement son bilan solidaire 2010. Via-tao et la Région Bretagne lancent aujourd’hui un site dédié au tourisme responsable en Bretagne, région qui s’est engagée à organiser un colloque professionnel hier ainsi qu’une porte ouverte aujourd’hui.
Au niveau international, des acteurs sont engagés au Mali (l’association Terres Jaunes organise une conférence-débat), au Cameroun (l’association Africam organise un colloque), au Bénin (une fédération d’organisations de tourisme responsable et solidaire organise un événement), à Madagascar (l’hôtel Vanila Hotel et Spa organise une porte ouverte pour faire découvrir son engagement). Le réseau européen EARTH est composé de l’Espagne (une table ronde est organisée à Madrid) et en Italie (un colloque est organisé à Milan).

A l’issue des interventions, l’ATES invite l’ensemble des participants à la Pagode pour poursuivre les discussions.

Un film rétrospectif sur la Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable édition 2010 est projeté.


JMTR 5e édition : OUVERTURE : 5e Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Sandra Bordji

Facebook

Découvrez nos abonnements

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DANS LE DOSSIER VOYAGEONS-AUTREMENT :

JMTR 2011 - Synthèse

10 ANS DE TOURISME DURABLE
L'actu en continu
Les catalogues Voyagiste

Agenda