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Les projets étudiants : une force de la licence professionnelle tourisme économie solidaire d’Avignon

3ème volet de notre série d’articles sur la licence professionnelle tourisme économie solidaire (LPTES) d’Avignon. Il s’agit de présenter de façon non exhaustive la richesse de projets dont fourmille chaque promotion depuis maintenant 10 ans. Des programmes de créations d’entreprises à l’organisation de festivals de voyages engagés ou encore la mise en réseau professionnelle, ces étudiants (et anciens étudiants) ont un dynamisme et une foi en l’avenir qui est très réjouissante. Un foisonnement qui vient renforcer ce sentiment fort d’appartenance à un secteur d’avenir ou les idées ne manquent pas.

ACTES : bien plus qu’une association étudiante

S’il fallait définir l’association ACTES (Acteurs de la Culture du Tourisme et de l’Economie Solidaire), le mot réseau et le mot entraide seraient forcément ceux qui reviendraient le plus souvent! Attention, ACTES n’est vraiment pas une association étudiante comme les autres et d’ailleurs elle n’a pas été conçue comme cela. Fondée en 1997, l’association représente les formations tourisme de l’université d’Avignon que sont la LPTES, les masters tourisme et la licence professionnelle hôtellerie.

Manon Codex actuelle présidente et Martin Georges président il y a 1 an : une complémentarité et un suivi important

Si ACTES est aussi dynamique depuis 20 ans maintenant, c’est que son accompagnement des étudiants dans de nombreux projets est reconnu comme un gage de sérieux et de stabilité. Ainsi le gala de remises des diplômes chaque année en janvier ou février est un modèle de retrouvailles et de continuation du réseau, toujours agrandi et entretenu. ACTES, c’est aussi le recueil des mémoires de chaque étudiant pour les années suivantes, la belle histoire du festival Jeunes Sans Frontières : chaque année, des étudiants de la licence se lancent dans l’aventure de la création et de la gestion d’un festival décidément pas comme les autres, et aux dires de toutes et tous une aventure humaine et professionnelle exaltante et passionnante. Cette année a vu la création d’ateliers “fait maison” par des étudiants. Le grand projet, qui encore une fois touchera le plus grand nombre sera dès la rentrée le lancement après un an d’études et de travail d’une AMAP étudiante (association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Le manger bio, local à Avignon, on y tient, et les engagements étudiants touchent évidemment la vie quotidienne. Autre richesse la continuité! Ainsi Martin Georges, président en 2015-2016 a pu transmettre le flambeau à la pétillante Manon Codex l’an dernier sans aucune rancœur. “La passion de nos engagements fait qu’on a toujours un œil sur ce qui se passe à ACTES” déclare Martin qui ne manque pas une occasion de revenir gouter aux joies de l’association : “j’ai ainsi pu être présent au gala et au festival Jeunes Sans Frontières, nos valeurs fortes, centrées autour de l’économie sociale et solidaire et du tourisme durable vivent, se renouvellent et c’est vraiment la force des formations et d’ACTES”. Manon Codex explique les raisons de son investissement : “j’avais envie d’implication dans ma formation LPTES, je n’avais, par contre, pas envie d’une association étudiante à base de soirées, nous avons la chance d’être dans une formation avec des valeurs très fortes et autant les mettre en pratique tout de suite , mon engagement a été naturel en fait. C’est passionnant de découvrir le monde associatif et le fait que nous devions mener de nombreux projets nous amènent à un enrichissement professionnel important. J’ai été énormément aidé par Martin et mes collègues de l’année précédente qui sont devenus des amis. Notre objectif est de continuer à augmenter notre réseau et ce notamment dans le but de recherches d’emplois, on va organiser des rencontres avec d’anciens étudiants et développer nos actions. Je souhaite vraiment aux futurs étudiants de vivre cet engagement avec ACTES.” Dont actes, pourrais-je conclure.

ACTES une association vivante et durable, un modèle de mise en réseau

 

Les “36 heures chronos” et les “entrepreneuriales” : tremplins pour l’avenir

Deux dispositifs dont les étudiants de la LPTES profitent allégrement chaque année, et comme on les comprend. Deux retours d’expérience possible grâce à l’amabilité et la passion d’Antoine Renault, ancien étudiant en licence professionnelle et Marie Laure Lascurettes qui, elle, est en train de clôturer son année par un superbe stage à Marseille. Deux regards différents mais un maitre mot : la chance d’avoir pu être mis dans les conditions de la création d’entreprise de façon réelle.

En 1er lieu découvrons le parcours d’Antoine et de son équipe depuis les 36heures chrono jusqu’à la création de My Way.

 

L’équipe Cyclop lors du concours à Paris

“J’étais donc étudiant sur Avignon lors de la précédente promotion” déclare avec enthousiasme Antoine, ” Avec 2 de mes collègues, Lise Poncet et Faustine Wunsche, nous avons monté un projet pour le dispositif 36h chrono de la création d’entreprise sur Marseille : il s’agit de bosser durant 36h de suite en imaginant et en développant une idée de départ, auprès de professionnels. Ce projet nous l’avons nommé Cyclop : il s’agissait d’une application collaborative à l’image de celle que j’avais découverte lors de ma traversée en vélo de la Nouvelle Zélande où j’avais eu un coup de cœur pour Campermate. Cette application numérique est une référence là-bas, elle permet de découvrir les campings à proximité, où est ce que je peux trouver de l’eau… Il n’y avait pas  cela en France, le projet était lancé. Après cette 1ère riche expérience en janvier 2016, nous avons été rejoint par Martin Georges et Marie Xavière Beugnot pour participer à la seconde étape du processus : le concours de prospective touristique lancé par l’institut Français du tourisme avec les partages d’expériences comme consigne “imaginez le tourisme en 2025”. Nous avons été retenu et la continuité de ce beau projet s’est faite sur Angers ou j’ai effectué mon master 1 cette année avec de nouveaux partenaires qui amènent leurs pattes à la plate-forme. Ainsi Cyclop est devenu My Way, en gardant l’essence collaborative de la plate forme. Celle-ci propose de créer son propre voyage itinérant  via du contenu fourni au bon moment, sans pollution de l’interface de façon intempestive. My Way accompagne le voyageur avant, pendant et après son périple : “l’expérience des uns permet le voyage des autres” est la phrase clé de notre projet. Pour le moment nous avons le business plan, le modèle économique, il nous manque la plate forme, le site, je recherche d’ailleurs un incubateur pour My Way dès septembre sur Grenoble où je rentre en master 2″, à bon entendeur

“En tout cas, tout cela a été rendu possible par notre participation active à ces magnifiques programmes auxquels j’encourage tout un chacun à aller, ce sont des expériences riches et très formatrices.”

Les Entrepreneuriales, une année pour s’exercer avec de vrais conseils de professionnels

Présent dans toute la France, ce programme d’entrainement grandeur réel (Learning by doing) à la création d’entreprise se déroule sur plusieurs mois en équipe avec un coach qui suit, et guide les avancées du projet. Ce dispositif est le premier programme pédagogique d’aide à la création d’entreprise en France. Sur Avignon, 75 étudiants l’ont suivi d’octobre à mars. Attardons nous sur le projet et les motivations de Marie Laure Lascurettes, étudiante en LPTES. “Il faut préciser que, si j’ai postulé pour cette formation, c’est qu’elle mêlait à mon sens 3 aspects forts que je souhaitais développer dans mon parcours : le volet tourisme, le social et l’entreprenariat. Quand j’ai entendu parler du programme Entrepreneuriales, j’ai de suite été séduite. J’ai donc porté un projet avec une équipe pluridisciplinaire et avec des personnes aux parcours très différents, ce qui a créé une émulation très saine tout au long de nos 5 mois de cogitations. Nous avons participé à 8 soirées Tools (outils) sur le programme et on a pu avancer sur le long chemin de la création d’entreprise. De l’affinage du projet à l’étude de marché en passant par le business plan, nous avons, et j’ai, énormément appris grâce au réseau de professionnels bénévoles et à notre coach que je remercie ici d’ailleurs. Nous sommes partis d’un concept large ou chaque membre de mon équipe a pu apporter ses idées  à quelque chose de plus abouti, le système de l’entonnoir a très bien fonctionné.

le plus intéressant pour moi, dans ce programme, a été de se rendre compte que de n’importe quelle idée de départ, on peut aboutir à la réalisation d’un projet, il suffit de suivre les étapes d’affinage et maintenant que je connais la méthode, elle est réplicable a n’importe quelle idée. Notre idée se centre autour du tourisme participatif : les Hôt’octones, » c’est une agence qui propose à des touristes en quête d’authenticité, de participer aux activités de la ferme chez des agriculteurs ou éleveurs. Il y a une vrai demande des deux cotés: une recherche d’authenticité pour les voyageurs et une nécessité de créer une activité économique complémentaire pour des producteurs. En effet, quand on considère les conditions de vie au sein des exploitations agricoles, on se rend compte que le tourisme solidaire à aussi sa place en France, là où bien souvent, on pense que ça ne peut concerner que les pays en voie de développement. La difficulté majeure de ce projet a été de trouver un modèle économique viable tenant compte à la fois des contraintes liées à l’activité agricole des producteurs et à notre volonté de privilégier la rencontre et le partage, sans tomber dans du tourisme de masse.

L’expérience a été très formatrice surtout en terme de management d’équipe car on est placé en situation de chef de projet : Management et prise de décision, il faut garder la cohésion et la motivation de l’équipe. Avec la gestion et stratégie commerciale appliquée, c’est complet pour se rendre compte des compétences nécessaires, celles que l’on maitrise et celles qui sont à travailler. C’est très complémentaire à la licence professionnelle, sur laquelle j’ai pu m’appuyer grâce aux compétences et à l’aide de certains professeurs que je tiens à remercier.”

 

 

Pour la belle histoire, cette année, 10 étudiants sur 23 de la licence professionnelle tourisme économie solidaire ont participé aux entrepreneuriales d’Avignon : ceux-ci étaient répartis sur 3 projets, et l’un d’eux, la Parenthèse, a été justement récompensé du prix coup de cœur du jury. Il s’agit de créer un lieu atypique d’hébergements de vacances en campagne à destination des couples aidant-aidé. Le lieu étant véritablement pensé pour être une parenthèse vacances avec une prise en charge solide et sérieuse et des activités pour tous. Évidemment, le tout patiné par un rapprochement avec la nature, l’agriculture bio et le développement durable… à suivre.

Retrouvez les informations sur la licence professionnelle tourisme durable sur  :

http://univ-avignon.fr/rechercher-une-formation/lic-pro-droit-economie-gestion-mention-metiers-du-tourisme-et-des-loisirs-specialite-tourisme-et-economie-solidaire-1338.kjsp?RH=1484578851708

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Les projets étudiants : une force de la licence professionnelle tourisme économie solidaire d’Avignon | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Guillaume Chassagnon
Amoureux des montagnes, des hommes y vivant. j'aime les parcourir, les photographier, les découvrir et donner envie de les fréquenter. Sac à dos, livres et appareil photos sont mes outils quotidiens. Je travaille aussi pour de la presse quotidienne pour notamment montrer le dynamisme culturel et associatif de mon territoire. A bientôt sur les sentiers, autour d'un bon verre de vin, d'un plateau de fromage ou dans une librairie! Et à la fac d'Avignon of course
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