#TourismeDurable
La feuille de chou est là

L’approche PM4ESD: les 6+1 variables de performance d’un projet

| Publié le 9 août 2013 • Mis à jour le 9 août 2013 à 9h43
Thèmatique :  Formations   Ingénierie   Territoire 
         

Voyageons-autrement continue d’analyser le manuel de gestion de projet, le PM4ESD. Après avoir évoqué le cycle de vie du projet touristique, nous vous présentons aujourd’hui les  6+1 variables qui constitue l’approche PM4ESD

Un projet possède de nombreuses caractéristiques et est soumis à plusieurs variables dont le porteur de projet doit avoir conscience afin de parvenir à un succès durable. Le rôle du porteur de projet est de s’assurer de la bonne identification des objectifs du projet. Ces objectifs se mesurent en termes de Délais, de Coûts, de Portée, de Risques, de Bénéfices et de Durabilité (variable ajoutée par le PM4ESD): Ce sont les sept variables de l’approche PM4ESD.

pm4esd_variables

  • Le délai

Les projets touristiques sont caractérisés par un processus d »avant-projet ». Processus qui est nécessaire à la réussite du projet. Mettre en place un calendrier avec des délais impartis est un moyen de surveiller et mesurer la progression d’ensemble d’un projet en comparant les données réelles aux prévisions.

  •  Les coûts

Un projet touristique doit mettre en place un produit d’un bon rapport qualité/prix et offrir en même temps une valeur ajoutée pour les touristes et les populations locales. Les coûts de fonctionnement du projet doivent être abordables.

  •  La qualité

En fonction de la nature du projet, la qualité peut prendre différentes formes. Selon le manuel, la qualité d’un projet est sa capacité à mettre en place des produits qui correspondent aux attentes des clients à savoir les touristes et les citoyens. Un projet est de qualité lorsque la durabilité est un critère auquel le projet est à même de répondre.

  •  La portée

On peut parler du champ d’application et aussi de la portée du projet. La portée définit les réalisations attendues d’un projet par opposition à celles qui ne sont pas prévues. C’est souvent un facteur qui impacte sur les délais et les coûts. Selon le manuel, le porteur de projet doit donc définir clairement ce qui est attendu du projet en termes de produits ; en effet, une approche plutôt vague de la portée se traduit souvent par un changement de portée au delà des exigences de départ générant des retards ou des dépassements de coût ; cette approche mal définie peut également  conduire à des exigences trop limitées qui ne permettent pas de réaliser les résultats escomptés.

  •  Les risques

Le porteur de projet doit avoir conscience qu’un projet est sujet à un niveau élevé d’incertitudes. Il doit donc être préparé à gérer les risques externes et les risques de gestion.

  •  Les avantages

Un projet qui ne produit pas les bénéfices escomptés, n’est pas chose rare parce que le projet n’est pas créé pour les bonnes raisons. Le porteur de projet doit en avoir conscience avant de se lancer. Les avantages d’un projet touristiques doivent être socio-économiques, culturels, techniques et environnementaux.

  •  La durabilité

La variable de la durabilité est la plus importante dans le PM4ESD. Réduire les impacts négatifs de son activité et augmenter les positifs, tel est le but d’un projet touristique durable. Au rang des impacts positifs, on retrouve: la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, l’utilisation optimale des ressources environnementales, le respect de l’authenticité socio culturelle des populations d’accueil, une redistribution équitable des avantages économiques entre les parties prenantes et enfin favoriser une sensibilité environnementale.

Les facteurs clés de succès et les bonnes pratiques

La seule application des variables évoquées précédemment ne suffit pas. La réussite ou l’échec d’un  projet dépend d’autres facteurs importants.
En effet la nature d’un projet, la complexité des thèmes abordés, le contexte dans lequel il s’inscrit sont des facteurs à prendre en compte. Même si les objectifs d’un projet sont clairement définis, encore faudrait-il qu’ils soient réalistes et atteignables. Avoir un planning clair et faisable des différentes étapes de gestion du projet est également essentiel pour éviter tout décalage.

Les impacts positifs d’un projet ne s’arrêtent pas au fait d’avoir atteint les objectifs fixés mais plutôt que les impacts positifs sur l’environnement et la culture locale restent visibles sur du long terme.

Les bonnes pratiques:

Elles sont définies comme étant «  une procédure, une technique ou une utilisation innovante de ressources qui a fait ses preuves en améliorant de façon significative les coûts, les délais, la qualité, la performance, la sécurité et tout autres facteurs mesurables qui influent sur la santé de l’Organisation ».

Le manuel préconise l’application des bonnes pratiques couplée avec un connaissance continue de l’environnement interne et externe pour avoir une performance plus élevée.

Les principes du PM4ESD:

Les bases du PM4ESD repose sur les principes suivants qui doivent être vérifiés et suivis par tout projet.

  • Apprendre des expériences passées:

C’est un principe fondamental du manuel PM4ESD. En effet s’informer sur ce qui a été bien ou mal fait dans les précédents ou actuels projets, c’est éviter de refaire les mêmes erreurs (comme l’utilisation d’un outil devenu obsolète…) et gagner en efficacité.

  • Les rôles et responsabilités

Chaque membre de l’équipe en charge de la gestion du projet doit être conscient de son rôle dans la structuration du projet et se doit de l’exécuter. La mise en place d’une hiérarchie dans l’équipe est essentielle pour séparer les tâches.

  • La gestion par étapes

Une étape selon le PM4ESd est une partie du projet, caractérisée par une prise de décision. Gérer une étape d’un projet revient a gérer un ensemble d’activités et de produits, qui peuvent être livrés et mis en place seuls. Il est conseiller au préalable de diviser le projet en plusieurs parties qui pourront être gérées de façon autonome.

  • Une orientation « produit »

Un projet est conçu pour livrer ce qu’il est censé produire. De ce fait toute gestion d’activités doit être concentrée sur le produit final à livrer plutôt que sur le travail à faire. Plus un produit est défini, plus ses spécificités sont identifiées, plus les chances d’avoir un projet réussi sont grandes.

  • Une adaptation à l’environnement du projet

Chaque projet est unique de par sa nature et son contexte. Les standards de gestion de projet doivent donc être appliqués à des niveaux différents en fonction de chaque projet. Bien qu’étant lui même basé sur le méthode PRINCE2, le PM4ESD encourage l’évaluation de chaque projet de façon individuelle depuis les premières étapes, jusqu’à établir le niveau le plus adapté de l’approche PM4ESD pour le projet.

  • Une approche collaborative

L’approche collaborative se révèle particulièrement pertinente dans le cadre d’un tourisme compétitif et durable, et ce pour deux raisons. La première est que le secteur du tourisme est composé de plusieurs entités. L’expérience visiteur à travers le voyage (le produit touristique) est composé de plusieurs activités (hébergement, restauration, visites…), elles mêmes gérées par plusieurs acteurs, eux mêmes pouvant être publics ou privés. La deuxième raison est que le concept de tourisme durable est très complexe avec une multiplicité des parties prenantes. Cela suppose une approche capable de de fournir des résultats en fonction du type de partie prenante.

Le secteur du tourisme durable nécessite à cet effet un long processus de collaboration à l’échelle des politiques mises en place, du programme et à l’échelle du projet lui même. Tout cela pour permettre des décisions prises en collectif.

  • La durabilité

Les projets touristiques selon le PM4ESD doivent être durables assurant ainsi l’application des critères de tourisme durable et les avantages sur du long terme. La durabilité est à la fois un facteur clés de succès et un principe dans le manuel.

  • Les politiques

Les projets englobent et soutiennent les objectifs des politiques durables. Ils doivent être cohérent avec les politiques cadres au niveau local, national et international. Le porteur de projet doit analyser le contexte politique pendant toute la durée de vie du projet.

Pour en savoir plus:

Rendez vous dans une quinzaine de jours pour la suite du manuel consacrée à la structure du PM4ESD et ses 6 composantes.


L’approche PM4ESD: les 6+1 variables de performance d’un projet | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Alphée Edwige Adimi

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