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Nathalie Novi dessine le monde sous nos pieds

| 19 février 2018 • Mis à jour le 19.02.2018 à 9h21
Thèmatique :  Livres   Portrait 
         

Rencontrer la peintre littéraire, Nathalie Novi, constitue une belle invitation au voyage. Celui qu’elle nous invite à découvrir à travers ses tenues vestimentaires d’un autre temps, de cette Angleterre de fin de 18e siècle, très « austenienne » qu’elle affectionne particulièrement. Mais le voyage que nous propose de partager Nathalie Novi se retrouve surtout dans sa bibliographie et chez cet éditeur, Rue du Monde, pour qui elle a illustré de nombreux albums.

De ses origines italiennes par son arrière grand-père, Nathalie Novi a gardé l’accent chantant, la gaieté, la bonne humeur et les couleurs ! Celles qu’elle porte sur elle et les autres, toutes ces autres, existantes ou celles qu’elle crée avant de les déposer sur ses toiles. « J’aime la lumière, confie celle qui a passé son enfance à Constantine, Algérie, auprès de parents enseignants et au côté de ses nombreux frères et sœurs. Depuis ma plus tendre enfance, j’aime dessiner, peindre, jouer avec les couleurs, poser des personnages sur le papier, leur faire vivre l’histoire qu’il m’est donné d’illustrer. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs si je suis devenue illustratrice. Je ne voulais pas l’être. Mais dans ce nom « illustratrice », il y a la lumière « lux » en latin ou « luce » en italien. Et moi, ce que je recherche dans un dessin, dans un tableau, c’est la lumière…»

Pour la trouver, cette lumière, Nathalie Novi a parcouru le monde, physiquement et littérairement. « Quand j’étais petite, mon père m’a montré des cartes, des atlas, en me situant où nous vivions et en me précisant que, partout, sur toutes ces cartes, il y avait des personnes qui vivaient. Et moi, j’avais beau regarder, je ne voyais rien. Alors je suis partie à la rencontre de ces gens qui existaient partout dans le monde. Je les ai rencontrés. Je leur ai parlé. J’ai appris d’eux. » Et, de retour dans ce Jura où elle réside maintenant, la peintre a commencé à chercher des vieux atlas dans les brocantes « Leur papier se prête volontiers à mes peintures. » et à peindre ces habitants du monde sur ces atlas « à la place qui est la leur et pour que tout le monde puisse aussi les voir.  »

Pour peindre, Nathalie Novi ne privilégie pas de techniques particulières. Tour à tour, ou en créant des associations, elle peint à l’huile, aux crayons de couleurs, aux pastels secs, des lavis… Sous ses doigts, naissent des tableaux. Des œuvres qu’elle expose ici et là, et d’autres qu’elle va créer spécialement pour une histoire. « J’aime le monde de l’enfance. C’est donc tout naturellement que je suis devenue illustratrice pour la littérature jeunesse au côté d’éditeurs tels que Gallimard Jeunesse, Didier Jeunesse, Thierry Magnier, Albin Michel Jeunesse et Rue du Monde. »

Avec Alain Serres, Nathalie Novi a illustré dernièrement « Bonnes nouvelles du monde » pour valoriser le travail des journalistes reporters qui parcourent le monde et nous informent de ce qui s’y passe. Dans cet album, des oiseaux représentent ces reporters. « Ce n’est pas anodin. J’aime les oiseaux, leurs couleurs et cette image du voyage qu’ils nous renvoient. Avec cet album, j’ai voulu aussi montrer aux enfants (et aux plus grands car tous les albums de Nathalie Novi ont ce pouvoir de proposer divers niveaux de lecture NDLR) que toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises, qu’en y regardant de plus près, on peut y trouver quelque chose qui ressemble à de l’espoir. » C’est aussi cet espoir que Alain Serres et Nathalie Novi ont voulu partager à travers la dédicace de cet album adressée à Yusra et Sarah Mardini, deux sœurs syriennes, excellentes nageuses, qui ont sauvé d’une mort certaine la vingtaine de personnes qui fuyaient leur pays en guerre en même temps qu’elles et se trouvaient réunies sur un bateau pneumatique adapté pour sept qui commençait à couler au large de la Grèce…

Pour Rue du Monde toujours, et parce que décidément Nathalie Novi veut continuer à voir le monde à travers les yeux des enfants et le prisme de ses couleurs, sur un texte de Daniel Picouly, elle a illustré « Et si on redessinait le monde ? » Là encore des oiseaux, des enfants, des femmes, des hommes, des atlas et un tour du monde des plus originaux !

Ces deux albums se déclinent en expositions à admirer en toute liberté et avec grand bonheur.

« Chaque album est une histoire, une aventure singulière, tant par son récit que par son édition et sa publication. », dit celle qui en a à présent quelque 65 à son actif. Avec chaque album, la peintre littéraire voyage : en Grèce, en Espagne, au Liban, au Canada, en Inde, en Chine…

Pour le dernier en date, c’est l’Angleterre qui s’impose dans « Le Musée imaginaire de Jane Austen : 1775-1817. Amoureuse de la vie, écrivain de génie » paru chez Albin Michel Jeunesse à l’occasion du 200e anniversaire de la mort de la célèbre écrivain britannique et cosigné par Fabrice Colin pour le texte. « Je voue une grande admiration à Jane Austen, avoue Nathalie Novi. Cet album, je l’ai toujours porté en moi, sur moi même !, sourit-elle. Au point de m’habiller comme je dessine, de porter des chapeaux et des jupes longues pour qu’on me remarque. Ce qui est assez paradoxal pour une personne réservée comme je le suis. » Cet album, œuvre littéraire de quelque 140 pages, Nathalie Novi le chérit comme un enfant et, en même temps, elle l’accompagne dans son parcours, dans les rencontres qu’il lui fait vivre, dans les voyages à travers le monde où il l’emmène déjà…

http://www.nathalienovi.com/

http://www.albin-michel.fr/jeunesse

http://www.ruedumonde.fr/


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Par Martine Galati

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