#TourismeDurable
La feuille de chou du tourisme durable

Voyage au vert en République Dominicaine !

| 30 mai 2019 • Mis à jour le 31.05.2019 à 7h35
Thèmatique :  Routes du Monde   Territoire 
         

Au pays des Grandes Antilles, des îles plus ou moins familières s’alignent tel un trait d’union entre les deux Amérique. Il y a Cuba, la plus connue, suivie d’Haïti et de la Républicaine Dominicaine, qui se partagent l’île d’Hispaniola, et enfin Porto Rico. Au cœur de cet ensemble, la République Dominicaine s’impose de plus en plus comme une destination verte. Chantre du tourisme durable, elle a développé de nombreuses activités axées sur l’écotourisme, randonnées dans les parcs protégés, agro-tours au cœur des fermes, visites de coopératives locales… En outre, son incroyable biodiversité et l’abondance de ses ressources naturelles ont récemment donné naissance à un label, « Dominican Treasure ».

République Dominicaine@DR

Une nature préservée idéale pour des randonnées au vert

Si le voyage republique dominicaine reste un must pour ses plages magnifiques et la qualité de ses eaux de baignade, elle se targue également de posséder des ressources naturelles d’une incroyable diversité, en témoigne ses dix-sept parcs nationaux (dont le parc del Este ou celui de Jaragua, connus pour ses iguanes) alliés à ses nombreuses réserves naturelles et scientifiques ! En outre, afin de préserver la biodiversité de ces sites protégés, des hébergements (écolodge, camping, auberges, etc.) de qualité sont rigoureusement sélectionnés pour s’intégrer à ces écosystèmes fragiles. Le plus célèbre et le plus vaste de ces parcs, Los Haïtises, surnommé « la baie d’Halong des Caraïbes », offre à la fois une immersion dans des paysages exceptionnels mais aussi la possibilité de découvrir l’histoire des indiens Tainos, qui ont légué à l’histoire de superbes dessins rupestres et pétroglyphes. D’autres provinces côtières du territoire misent sur la randonnée pour offrir une alternative à la baignade, à l’image d’Azua, qui a créé des sentiers de randonnée le long des plages. Enfin, à Los Martinez, une communauté de 50 familles ont développé un sentier écologique qui permet de comprendre le processus d’entretien des sols mais aussi, les activités locales telles la pisciculture, la production d’engrais, la régénération des forêts, etc.

Cacaoyer@DR

Le paradis de l’agrotourisme

Et les offres alternatives ne manquent pas dans le pays, avec un fort essor de l’agritourisme, qui a pour avantage de mettre en relation touristes et agriculteurs locaux. Par exemple, en tant que premier producteur mondial de cacao certifié bio (10e mondial), la République Dominicaine a mis en place une « Route du Cacao » qui permet de découvrir ses fermes (Sendero del Cacao, Esmeralda, Hacienda Los Ancone) et ses nombreuses plantations (Los Cachones, etc.) ainsi que les différentes variétés de cacaoyers qui produisent des cabosses parfois rouges, d’autres fois oranges, jaunes, violettes, une variété qui influera bien sûr sur la qualité du cacao, qui sera plus ou moins fruité, chocolaté, parfumé…  Et outre le cacao, depuis début 2017, on peut aussi parcourir la route écotouristique du riz, inaugurée à Cotui au cœur du pays ; la « route agrotouristique des agrumes » au cœur de la province d’Hato Mayor. D’autres fois, ce sont les coopératives qui proposent de s’initier aux productions locales : fabrication de pâtes de fruits à Ma’Vi, découverte du processus traditionnel de mouture de la canne à sucre avec la famille Cueto Reyes, etc.

Et quelques incontournables….

Il y a toutefois quelques sites assez magiques qu’il serait dommage de ne pas parcourir surtout lorsque l’on a effectué près de dix heures de vol en imaginant un départ de Paris…. même s’il est important de prendre son temps… Ainsi, carte postale des cartes postales, s’il en faut une, la « Costa de Cocos » offre pas moins de cinquante kilomètres de sable blanc sous les cocotiers devant une mer turquoise. Il est aussi recommandé de traverser les paysages vallonnés entre El Seibo et Miches, de découvrir Punta Rucio, bucolique port de pêche ou les magnifiques villages de Las Terrenas et las Garitas. Autres classiques : explorer la cascade d’El Limon et ses spectaculaires chutes de cinquante mètres, rejoindre Jarabacoa, la cité des sportifs, perchée à 500 mètres d’altitude, dont les sites naturels sont extraordinairement bien préservés, et bien sûr, parce qu’il est impossible d’être ici exhaustif, visiter Saint-Domingue, la capitale du pays, dont le centre colonial est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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Voyage au vert en République Dominicaine ! | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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