#TourismeDurable
10 ANS DE TOURISME DURABLE

Top Resa – Les Apartés de Voyageons-Autrement.

| 23 septembre 2011 • Mis à jour le 16.08.2014 à 4h56
         

Petit jeu de questions et réponses glanées dans les travées de Top Resa….

Top Resa 2011

 

Trois questions à Agnès Weil. Club Med.

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1/ Avez vous des retombées commerciales de tout le travail que vous faites quant au tourisme responsable ?

C’est émergent et pas encore traçable précisément. Cela frémit.

2/Les clients en sont-ils conscient ?

Oui, ils sont conscients de tout le travail accompli. Ils le voient et l’apprécient à travers les démarche d’écolabellisation.

3/ En temps de crise, les budgets durables sont ils les premiers à sauter ?

Pas plus que les autres. La question du durable est de plus en plus liée à l’économique globale.

Une question à Sylvia Nepote. Effia Synergies – Cabinet conseil en développement durable pour la SNCF.

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1/ En temps de crise, les budgets durables sont-ils les premiers à sauter ?

Tout dépend du niveau de conscience des entreprises. Si le « durable » est juste une étiquette, le budget saute. En revanche, si l’entreprise s’est vraiment remise en cause sur son fonctionnement propre, le budget reste.

En temps de crise, on voit vraiment les entreprises qui font du greenwashing et les autres. Or aujourd’hui, beaucoup d’entreprises ont compris l’importance du durable, de l’inscription dans le temps. Pour les autres, il existe le prix Pinocchio du Greenwashing…

Stand des réceptifs. Top Resa 2011

Deux questions à Tran Dinh Khuong. Vice Directeur du réceptif vietnamien Huong Giang Travel.

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Est-il difficile de pratiquer le tourisme responsable au Vietnam ?

Notre plus grand problème réside à concilier la politique de notre pays, souvent en contradiction avec la demande de nos hôtes. Par exemple, nous avons pléthore hôtels de haut standing alors qu’il est très difficile dans certaines villes de trouver des hôtels de charme.

Nous sommes donc obligés de sensibiliser nos fournisseurs, les prestataires. Un gros travail de communication est en cours. Pour cela, des ONG internationales nous aident aussi à former nos équipes, comme le SNV. Elles invitent le personnel des agences à venir suivre des formations dans leurs bureaux.

Avez-vous des projets précis quant au tourisme responsable ?

Nous travaillons avec des voyagistes, comme Terres D’Aventure, qui sont membres d’ATR, et donc, nous avons été amenés à remplir les fiches ATR pour la mise en conformité avec le label.

Nous avons également monté un projet écologique communautaire, dans le centre Vietnam, à Chay Lap. En fait, en rendant visite aux villageois de Chay Lap, vous prenez part à la conservation d’un site classé patrimoine naturel de l’humanité, et procurez des opportunités d’emploi et de revenus aux familles.

Enfin, dans le nord Vietnam, nous n’allons plus dans le village de Sapa, devenu trop touristique, mais nous avons au contraire monté un voyage au nord est, à la découverte d’autres ethnies, des régions très authentiques.

Deux questions à Assefa Azene. Directeur général de Kibran Tours, réceptif éthiopien.

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1/ Comment un réceptif éthiopien peut aider à préconiser un tourisme responsable ?

Nous sommes le réceptif le plus connu d’Ethiopie, nous travaillons avec le ministère du tourisme et nous sommes très attentifs au développement du tourisme. Pour le tourisme responsable, nous travaillons en collaboration avec CBI, un collectif hollandais qui regroupe plus de 300 réceptifs dans le monde.

Nous avons ainsi édité un petit guide sur le « que faire et ne pas faire sur place », ce, vis-à-vis des ethnies locales, de l’argent, de la prise de photo, de l’habillement. Nous faisons également très attention à l’environnement, aux déchets, nous essayons aussi d’aider les communautés locales, que l’argent du tourisme leur reviennent.

En 2008, pour le millénaire de notre calendrier, on donnait un arbre à planter à chaque client qui venait en Ethiopie, une façon aider l’environnement. Notre taux de forestation est ainsi passé de 3% à 11%.

Enfin, nous travaillons également avec les femmes Afar, et nous essayons de les aider, et de leur donner des cours, notamment sur le problème de l’infibulation, terrible mutilation.

Le tourisme peut aider le développement éthiopien, c’est une des priorité de notre gouvernement.

2/ Les Français sont ils nombreux à venir découvrir votre pays ?

Sur les 2 500 à 3 000 clients que nous accueillons chaque année, on compte entre 300 à 350 Français.

Je voulais aussi attirer votre attention sur un projet particulier qui me tient à cœur. A Adis Abeba, nous voudrions financer l’entretien et la restauration d’un parc de 60 hectares car la ville ne possède pas d’espaces verts, pas de parc, et cela nuit gravement à la qualité de vie des habitants.

Pour moi, ce serait un moyen de faire aussi quelque chose pour la ville, pour aider les gens. L’idée serait de planter des arbres indigènes, de rénover. Mais je suis encore en recherche de financement. Donc bienvenus à toute personne porteuse de solutions.


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Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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