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Si j’étais ministre de la culture…

| 3 mars 2017 • Mis à jour le 03.03.2017 à 9h04
Thèmatique :  Livres 
         

A l’heure où le tourisme et la culture se font les yeux doux, à l’heure où il revient à Aurélie Filippetti, ex-ministre de la culture et de la communication, de présenter le programme de  Benoit Hamon sur le tourisme,  il est important toujours et encore de rappeler aux plus jeunes l’importance d’un monde favorisant l’accès à la culture pour tous. Et pour cela, quoi de mieux qu’un immense ouvrage en forme de plaidoyer. Prenant le contrepied de la culture nourriture de l’âme et de l’esprit, Carole Fréchette a imaginé des « Journées sans culture », une sombre allégorie qui permet de se projeter avec les plus jeunes dans l’imaginaire froid et sombre qui pourrait devenir notre réalité si les budgets dédiés à la musique, au spectacle vivant, aux livres, au cinéma…  étaient un jour définitivement mis au pilori.

 

TExte Fréchette

Si J’étais Ministre de la Culture@Hongfei

Tout a également commencé par une campagne électorale, pas la notre, bien triste et indigne, mais celle qui s’est déroulée au Québec en 2014. A cette occasion, le Conseil Québécois du Thêatre (CQT) invite des personnalités publiques à écrire un texte sur le thème « Si j’étais ministre de la culture… ». L’idée, qui ferait bien de faire son chemin en France…, attirer l’attention des candidats et des électeurs sur les enjeux culturels. Auteur dramatique québécoise née à Montréal, Carole Fréchette a alors l’idée d’une lettre ouverte, sous forme d’un plaidoyer à l’envers. Photographe, peintre et sculpteur, Thierry Dedieu découvre un jour ce texte et décide d’en faire un livre pour enfant, les éditions Hongfei entrent alors en jeu et l’ouvrage est là, avec son format imposant et ses visages déformés.

Livre

Si J’étais Ministre de la Culture@Hongfei

Quid de ces journées sans culture ? Page après page, l’ouvrage monte en puissance pour nous décrire ce sombre scénario, où peu à peu, musique, livres, théâtre, cinéma, télévision, spectacle vivant disparaissent de notre univers. Au fil du récit, on entre dans l’absurde « interdiction de jour des beautés architecturales. A besoin, des dispositifs seraient distribués pour s’assurer que l’œil ne puisse attraper la courbe agréable d’une corniche, la ligne élégante d’une façade »., dans une dictature qui ne dit pas son nom, où l’univers s’assombrit de jour en jour, jusqu’à la page noire, mais avant la renaissance…

A quand un ouvrage, Si j’étais ministre du Tourisme ? On l’attend en tout cas avec impatience…

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Si j’étais ministre de la culture, Carole Fréchette/Thierry Dedieu, Edition Hongfei, 2017. 14,50 €.

Livre Hongfei

Si J’étais Ministre de la Culture@Hongfei

 

 


Si j’étais ministre de la culture… | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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