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Pour un réseau de la Grande Itinérance

| 2 décembre 2014 • Mis à jour le 02.12.2014 à 9h04
Thèmatique :  Acteur associatif   Initiative régionale 
         

Au cœur des festivités des 20 ans de l’association « Sur le chemin de R.L. Stevenson », une toute première table ronde visant à rassembler un réseau de la Grande Itinérance s’est tenue dans la matinée du dimanche 9 novembre au Centre d’Accueil des Cévennes de Florac. Parmi les participants, au-delà de plusieurs membres de l’association Stevenson, des têtes de réseau des grands itinéraires de randonnée (St-Jacques de Compostelle, Grande Traversée des Alpes, Tour du Ballon des Vosges, Grande Traversée du Jura, etc.), d’itinéraires ou de chemins plus confidentiels (St-Guilhem, Gaston Couté…), des accompagnateurs spécialisés montagne ou randonnée, quelques hébergeurs, et plusieurs représentants de la FFR (Fédération Française de Randonnée). Objectif : rapprocher ces itinéraires de randonnée afin de mutualiser les expériences et les savoir-faire, partager les bonnes pratiques et les problématiques communes et faire connaître ces chemins auprès d’un public toujours plus large.

Pour un réseau de la grande itinérance

Table ronde Itinérance@GC

Afin d’optimiser les échanges et de faire émerger au mieux les grandes lignes de ce vaste chantier, quatre questions ont été posées dès le départ : Les grands itinéraires et la grande itinérance : c’est quoi ? ; Un réseau de la Grande Itinérance : pourquoi ? Pour quoi ? ; Un réseau de la Grande Itinérance : à quelle échelle ? ; Avec quels partenaires ? Quels partenaires financiers, quels partenaires institutionnels ? Rédigées par chacun des participants sur des post-it puis reportées question par question sur de grandes feuilles affichées au mur, les différentes réponses ont permis de dessiner quelques premières grandes lignes utiles pour la suite.

Les grands itinéraires et la grande itinérance : c’est quoi ?

Sur la question de la définition de la Grande Itinérance, il a été précisé par Guy Chaumereuil (GTA) l’importance de ne pas mélanger l’itinérance et les grands itinéraires, ici en cause. Certes, les choses restent à affiner sur les détails mais est-il finalement besoin d’un cadre trop restrictif (tant de nuitées, tant de kilomètres, tant d’étapes) quand l’important reste finalement de se retrouver sur des expériences communes. Pascal Bruneau, membre du bureau des accompagnateurs de montagne limousin, s’est interrogé avec justesse sur l’importance ou non de ne retenir que les itinéraires balisés (GR®), quand on sait que l’itinérance peut aussi se pratiquer avec un accompagnateur, passeur d’un territoire et de sa réalité. Son voisin, guide accompagnateur dans le massif vosgien, a toutefois rappelé l’importance du balisage pour la sécurité des randonneurs. Lucile Pantel, gérante d’un camping à Finiels, a également souligné le rôle fondamental de l’animation pour qu’un chemin existe. Pour conclure ce premier point, Christian Brochier, président de l’association « Sur le chemin de R.L. Stevenson », a invité l’ensemble des acteurs présents à s’inspirer des tables rondes de l’itinérance pédestre organisées par la GTA en septembre 2011 (références ci-dessus).

Itinérance en question

Chemin de Lozère@GC

Un réseau de la Grande Itinérance : pourquoi ? Pour quoi ?

Parmi les grands thèmes exprimés, on retrouve sans surprise le besoin d’échange et de mutualisation, l’envie d’une visibilité plus accrue quitte à faire une promotion commune des itinéraires, le besoin aussi d’être plus fort et plus uni pour au besoin, être force de lobbying. Enfin, l’importance de favoriser également la recherche, enfin de mettre en cohérence les différents chemins et d’éviter la confusion, au moment où se multiplient les chemins en tout genre (chemin des saveurs, route de lavoirs,…). Sébastien Pénari, de l’ACIR Compostelle (Association de Coopération Interrégional Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, basée à Toulouse, a notamment mis en garde quant à l’inflation de chemins et itinéraires forts consommateurs de crédits européens pour des fréquentations parfois très minimes. Christian Brochier (sic) a toutefois rappelé que le marché ferait la différence et qu’un chemin qui n’est pas animé a toutes les chances d’être mort né. Il a été également rappelé l’importance de prendre en compte les attentes de la clientèle et ainsi, de penser à construire une offre qui dépasse parfois la simple clientèle française et européenne.

Stevenson 20 ans

Marche pour la Paix@GC

Quels partenaires financiers, quels partenaires institutionnels ?

Je passe rapidement sur la troisième question de l’échelle du réseau où un consensus semble avoir rappelé le bon sens – commencer petit pour mieux grandir ensuite – pour passer à celle des partenaires et partenariats souhaitables, plus politique, puisqu’il s’agissait de préciser le positionnement de la FFR (Fédération Française de Randonnée) quant à cette nouvelle initiative. A ce sujet, le représentant de la FFR s’est montré plutôt très favorable, précisant : « Vous êtes des porteurs de projets. C’est vos initiatives et vos ambitions qu’il faut cadrer. La fédération sera là pour jouer son rôle de facilitateur, et pour porter avec bienveillance vos initiatives. On est prêt à vous accueillir, à vous accompagner, mais on n’a pas vocation à dire qu’on a un leadership. C’est à vous, hommes et femmes de territoire de jouer ce rôle de fédérateur. » Pour ce qui est des autres partenaires, ont été pointé villes, régions, communes, institutionnels divers mais aussi, très important, les accompagnateurs, maillon essentiel et souvent le premier lien entre le randonneur et le territoire. Enfin, en clin d’œil, voyageons-autrement s’est positionné pour relayer et suivre au mieux la progression de ce réseau en gestation. Une synthèse plus précise est à venir – et d’ores et déjà – un autre rendez-vous de travail est en cours de programmation. A suivre…

Merci à Brigitte Donnadieu, du Comité Départemental de la Lozère, pour avoir organisé un voyage de presse ayant permis ce reportage.

 

———- Aller plus loin ———

 

 

 

 


Pour un réseau de la Grande Itinérance | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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