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Les 10 commandements du voyageur écomobile

| 15 décembre 2017 • Mis à jour le 15.12.2017 à 21h22
Thèmatique :  Acteur associatif   Acteur privé   Initiative privée   Initiative régionale   Innovation 
         

1- Tes habitudes, tu bouleverseras

La modification profonde de nos modes de déplacement est en marche. Elle fait partie des solutions incontournables qui permettraient d’atténuer l’augmentation des rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et donc de lutter contre le réchauffement climatique.  Mais cette adaptation, comme toutes les formes d’adaptation nécessite de changer ses habitudes. Et même si homo sapiens sapiens possède d’immenses facultés d’adaptation à son environnement, il a aussi besoin de stabilité et de sécurité et n’appréhende pas toujours le changement de façon positive. Quelles que soient les raisons qui poussent aujourd’hui le voyageur à abandonner sa voiture personnelle (convictions écologiques, raisons financières, perte du permis de conduire…) , elles entraîneront de fait un bouleversement de ses habitudes.  Fort heureusement de nombreux professionnels du tourisme innovent et mettent en place des solutions pour faciliter, encourager et promouvoir la mobilité douce en vacances.

2- Tes déplacements tu anticiperas

L’une des grandes contraintes de l’écomobilité en voyage, c’est qu’elle nécessite davantage d’organisation : se tenir informé des horaires de train ou de bus, étudier le réseau local de transports en commun, réserver ses billets à l’avance, vérifier la praticabilité de telle route à vélo, etc.  Souvent, on part en vacances pour “se vider la tête” et ces soucis d’organisation peuvent vite apparaitre comme un frein important à l’adoption de modes de déplacement écologiques.  Le Comité Régional de Tourisme de Bretagne l’a bien compris et a engagé, en partenariat avec le Conseil Régional et l’ADEME, un vaste programme d’écomobilité sur les territoires bretons: “En Bretagne sans ma voiture” . Cette plateforme en ligne propose au voyageur sans voiture personnelle, des offres de courts séjours clés en mains ou de simples suggestions. Tout a été pensé pour que les voyageurs puissent se déplacer et profiter d’activités proches de leurs hébergements. Hébergements qui ont tous été sélectionnés pour la qualité de leur accueil et leur engagement dans une démarche de développement durable. Aujourd’hui 63 offres de séjours sont réunies sur le site “En Bretagne sans ma voiture”. Cette initiative était en lice pour l’obtention des Palmes du Tourisme Durable dans la catégorie Territoire et destination.

3- D’un bon guide tu te muniras

Les initiatives comme celles du Comité de Tourisme de Bretagne se multiplient et c’est tant mieux.  Quand l’information reste difficile à trouver, le voyageur peut toujours se référer un à bon vieux guide papier.  En 2014, Delphine De Luca et Aurélie Guédron, originaires d’Annecy, ont eu l’idée de créer une collection de guides de voyages délibérément orientés sur le tourisme durable avec de nombreuses suggestions d’activités à réaliser en mobilité douce. Il s’agit de la collection My ecothentic guide. A l’heure actuelle Le Languedoc, La Suisse romande, l’Aquitaine et le Pays de Savoie Mont-Blanc existent en version papier. D’autres titres sont disponibles en version numérique.

4- Ta destination, soigneusement, tu choisiras

L’un des moyens de promouvoir la mobilité douce est peut-être de choisir en priorité des destinations qui font l’effort de s’adapter à ces nouveaux voyageurs écomobiles. Créé en 2000, le Réseau des Grands sites de France compte aujourd’hui 41 Grands Sites qui rassemblent des paysages exceptionnels, reconnus de tous et fragiles. Ces Grands Sites sont protégés et gérés selon les valeurs du développement durable. Depuis plus de cinq ans, le réseau a engagé une réflexion afin de faciliter un tourisme sans voiture dans ces sites qui sont parmi les plus beaux paysages de France. De cette réflexion, sont nées les “escapades nature sans voiture”.  Ici, pas de séjours clefs en mains, mais des exemples de visites de sites réalisées par Pierre, baroudeur, qui visite les sites à pied, à vélo ou en barque. Il n’utilise jamais la voiture et part de son domicile. Ses carnets de voyages sont consultables sur le site internet des escapades natures et ont pour but de mettre en lumière qu’il est possible d’explorer les multiples facettes de ces espaces naturels et de se faire plaisir tout en utilisant des modes de déplacements doux.  Jusqu’à aujourd’hui, Pierre s’est rendu sur 11 des 41 Grands Sites, sans jamais utiliser sa voiture. Cette initiative est lauréate des Palmes du Tourisme Durable dans la catégorie Territoire et destination.

La Montagne Sainte-Victoire à Aix en Provence, un Grand Site de France facilement accessible en transports en commun

5- De nouveaux modes de déplacement, tu expérimenteras

Laisser sa voiture au garage, c’est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux modes de déplacement. Dans la palette des transports 0 carbone, la bicyclette fait figure de reine. Plus rapide que la marche à pied, moins risquée que le roller, il n’en reste pas moins que son utilisation peut rebuter les moins sportifs ou ceux qui se rendent dans des destinations où il y a de la pente.  Le vélo électrique apparait alors comme une bonne alternative. Il peut rouler jusqu’à 25km/h sans effort avec une autonomie de plusieurs dizaines de kilomètres. Son prix à l’achat reste cependant élevé. Même s’il est encore possible de bénéficier d’une prime à l’achat de L’État (qui prend fin au 31 janvier 2018), l’investissement moyen est de plus de 1000 euros. La société Green-on qui a pour ambition de rendre la pratique du vélo électrique plus facile et plus abordable se lance dans le vélopartage électrique. Cet été, elle a installé une première station de vélos de ville et VTT électriques partagés en libre-service à Saint-Gilles, sur l’île de La Réunion. Les vélos sont disponibles via une simple application et sont rechargés directement sur la borne, ce qui évite le portage de la batterie. Une initiative également lauréate des Palmes du Tourisme Durable dans la catégorie Transport.

6-  De nouvelles activités tu découvriras

Le voyageur soucieux de son empreinte écologique et un peu curieux va vite découvrir qu’il est possible de trouver des activités ” décarbonées” sympas et originales pour découvrir un territoire.  Nul besoin de louer un jet ski pour profiter des charmes de la mer Méditerranée ! La société Seamagine Eco Navigation s’est donnée pour ambition de positionner la Côte d’Azur comme le berceau mondial de la plaisance solaire.  Cette start-up niçoise met à la disposition du public un bateau 100% solaire, inventé et construit à Marseille. Après une heure de prise en main et d’initiation à la navigation solaire, il est possible de louer le bateau en “click and go” sur le site de seaZen.  Cela offre la possibilité à tout à chacun d’aller visiter les sites classés Natura 2000 et le patrimoine côtier de la Côte d’Azur.  Une initiative également en lice pour les Palmes du Tourisme Durable dans la catégorie Transport.

Plaisance en bateau solaire en mer Méditerranée

7- A l’autre, tu t’ouvriras

Le train, le bus ou le tram, sont des endroits bien plus propices aux rencontres que la voiture personnelle. Utiliser des modes de transports alternatifs comme le covoiturage, le stop ou l’autopartage, implique forcément d’échanger avec les autres et renforcent par la même occasion le lien social. L’incontournable Blablacar a d’ailleurs réservé une page de témoignages sur son site pour que les utilisateurs racontent leurs meilleures anecdotes de rencontres au cours de leurs trajets.

8- Des économies, tu réaliseras

La voiture personnelle coûte cher. Selon le modèle et les usages, le montant varie fortement. Mais différentes sources s’accordent à dire que posséder une voiture personnelle reviendrait à environ 4800 euros par an.  Se débarrasser de sa voiture peut donc, selon les situations personnelles, s’avérer être un bon calcul. Se déplacer à pied ou en stop ne coûte rien. Le stop n’est d’ailleurs plus du tout has been, sa version 2.0 est arrivée avec le Rezopouce ! Autre initiative qui ravira les adeptes du train, le Languedoc Roussillon a mis en place sur certaines de ses lignes de TER des billets à 1€ pour visiter la région.

9- Ton permis de conduire, tu garderas

Devenir un voyageur écomobile ne signifie pas pour autant ne plus jamais prendre le volant! Dans ses offres de voyages clés en mains, ” En Bretagne sans ma voiture”,  le Comité Régional de Tourisme de Bretagne propose par exemple très souvent des locations de voitures électriques à l’arrivée des grandes gares. De même la location de voitures entre particuliers proposée par des sites comme Drivy nécessite de pouvoir conduire une voiture. Ceux qui pratiquent l’écomobilité “à marche forcée”, parce qu’ils ont perdu leurs points sur leur permis de conduire ont donc tout intérêt à effectuer un stage de récupération de points près de chez eux!

10- Ton expérience, à ton retour, tu partageras

Partager son expérience de voyage sans voiture permet à la fois de promouvoir ce type de séjour et d’encourager les débutants à se lancer. L’association Mountain Wilderness l’a bien compris et répertorie sur son site Changer d’approche plus de 15000 itinéraires de sorties en montagne accessibles en transports en commun.  Chaque année, un jeu-concours est organisé, il s’agit pour les internautes de raconter leur sortie en montagne sans voiture, photos à l’appui. Depuis, d’autres randonneurs blogueurs ont suivi le mouvement, c’est le cas des Boucs en train et de Nature sans voiture- Lyon. Il est également possible de partager ses carnets de voyages dans le Morbihan (encore la Bretagne!) sur le site de l’Aventure sans ma voiture ou de rejoindre le groupe facebook #Team sans voiture.

 


Les 10 commandements du voyageur écomobile | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Caroline Dudziak

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