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Jean-Philippe Siblet, Directeur de l’Unité mixte de service Patrimoine naturel du Muséum

| 20 février 2017 • Mis à jour le 02.03.2017 à 15h44
         

Propos de Jean-Philippe Siblet, Directeur de l’Unité mixte de service Patrimoine naturel du Muséum, retranscrit de la conférence “Qu’est-ce qu’un tourisme responsable ? Les paroxysmes” qui s’est tenu le 20 février 2017 au Muséum national d’Histoire naturelle.


Le tourisme est l’une des plus importantes industries du monde. Selon un dossier établi par Cybelle Planète, le tourisme représente 11 % du Produit national brut mondial, emploie 200 millions de personnes et concerne 700 millions de voyageurs. Les prévisionnistes tablent sur un doublement de ces chiffres d’ici 2020.
Certes, l’industrie touristique présente des inconvénients. Elle présente également des avantages. On ne protège que ce que l’on connaît. Le fait de permettre aux voyageurs de découvrir des environnements remarquables, des faunes et des flores diversifiées, constitue un moyen pour eux d’appréhender cette richesse pouvant les inciter à la protéger de retour chez eux. En revanche, le tourisme se développe dans les “points chauds”, qui, par définition, sont des zones très sensibles. Plus de la moitié des quinze pays les plus pauvres au monde sont des points chauds de biodiversité, soumis à une inflation du tourisme parfois mal maîtrisée. Recevoir des touristes nécessite de les héberger, de les nourrir, de leur donner à boire, ce qui pose souvent problème.
Par ailleurs, le trafic d’animaux et de plantes sauvages, lié ou non au tourisme, est le troisième trafic en volume financier, après celui de la drogue et des armes. Restons néanmoins optimiste : nombre d’analystes considèrent que, malgré ses aspects négatifs, le tourisme peut contribuer à la conservation de la nature et à la réduction de la pauvreté.

Question de la salle / En Guadeloupe, certaines espèces marines sont protégées, comme les poissons-anges. Pourtant, on les trouve sur les étals des marchés. Ces poissons représentent une richesse pour les populations locales, car beaucoup de touristes viennent en Guadeloupe pour pratiquer la plongée et admirer ce type de poissons. Malheureusement, j’ai pu les observer uniquement dans les étals, et non dans la réserve dans laquelle j’ai pratiqué la plongée. Quelles actions concrètes sont mises en œuvre pour protéger les espèces marines, notamment en Guadeloupe ?
Jean-Philippe Siblet / De nombreuses études mettent en évidence l’effet réserve, malgré les limites évoquées. Globalement, la nature se porte mieux dans des espaces protégés qu’à l’extérieur. Les réserves restent des outils indispensables à la préservation de la faune et de la flore.


Jean-Philippe Siblet, Directeur de l’Unité mixte de service Patrimoine naturel du Muséum | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Romain Vallon

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