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La feuille de chou du tourisme durable

EarthCheck, quel référentiel pour quel avenir ?

| 13 septembre 2012 • Mis à jour le 13.09.2012 à 10h20
         

Geneviève Clastres avec Helen Feustel, représentante d’EarthCheck en Europe.

Quel référentiel pour quel avenir ? Pas facile de choisir au sein d’une nébuleuse de normes et de labels souvent peu identifiés par le grand public. Et pourtant, si l’on a la volonté réelle de faire avancer les choses, il est important de se pencher sur ce que propose chacune de ces normes, d’analyser leur contenu, leur coût, mais aussi, leur retour sur investissement. A l’heure où le greenwashing est de plus en plus montré du doigt, savoir s’engager, c’est aussi savoir choisir.

Un référentiel polysecteurs

Au sein d’EarthCheck, nous sommes persuadés qu’un bon label, au-delà du programme intégral qu’il propose, est aussi une vraie plateforme qui prend en compte l’ensemble des aspects d’une société, d’un hébergement, voire d’une ville.  Ambassadrice d’EarthCheck en Europe, Helen Feustel est passionnée. Il est vrai qu’elle a pour mission de défendre l’un des labels les plus ambitieux du marché. EarthCheck, au-delà de l’aspect environnemental, est une certification particulièrement complète et exigeante, puisqu’elle englobe aussi le social, l’éthique, la gouvernance, analyse avec sérieux les données de départ grâce à un programme de benchmarking réputé, et assure et suivi évolutif de l’ensemble des critères compris par la certification.

Au-delà des normes, EarthCheck assure donc une amélioration continue de la performance à la fois environnementale et sociale. Ce programme intégral, est, entre autres, reconnu par le GSTC (Global Sustainable Tourism Criteria), conforme à l’Accord de Mohonk sur les directives et les principes d’un programme international de certification en faveur du tourisme durable. Il est également en conformité avec le Global Reporting Initiative (GRI) et les normes ISO9001, ISO14001, ISO26000 et ISO50011.

Helen Feustel précise : “EarthCheck fixe des caps et fournit à ses membres les outils nécessaires pour devenir un leader en matière environnemental et social. Il s’agit d’un label spécifique à l’industrie du tourisme et en conformité avec les exigences de l’Agenda 21.”

Représenté par des groupes innovants qui tirent la société vers l’avant

Parmi les clients avancés du label, on peut citer le groupe ACCOR, qui a fait un travail remarquable en labélisant près de 280 Novotels sur un ensemble de 400 hôtels engagés. Le défi annoncé est de 100% des Novotels certifiés EarthCheck d’ici fin 2012. En 2007, une étude pilote conduite sur 28 Novotels a montré que les résultats obtenus avaient même dépassés les objectifs initiaux avec de conséquentes économies de fonctionnement.

En mars dernier, le groupe Design Hotels a également signé un accord avec EarthCheck pour sa gamme d’hôtels de luxe. Ces derniers, seize au total (dont huit à Paris), entament actuellement le benchmarking.

Enfin, la marque est toujours aussi active à l’étranger et notamment en Asie-Pacifique, Amérique et Caraïbes. Des pays comme la Chine ou Singapour sont très avancés avec des chaînes comme Banyan Tree qui au-delà de la certification, s’investissent également dans des programmes scolaires pour sensibiliser les plus jeunes.

On sent donc une réelle volonté d’aller de l’avant pour bien des établissements. Récemment, des accords ont également été signés avec les gouvernements de Thaïlande  et du Mexique pour certifier non plus des établissement mais des villes entières, comme c’est aussi le cas en Islande, Corée, Australie ou Nouvelle Zélande.

Novotel Sydney @EarthCheck

Une certification exigeante avec un vrai retour sur investissement

Exigeant, EarthCheck s’avère très vite payant et les investissements de départ sont vite remboursés grâce à un outil d’analyse comparative (benchmarking) qui fournit des données permettant une amélioration continue. Grâce à l’expertise d’EarthCheck, nous avons économisé une moyenne de 15,3 litres d’eau par client et par nuit, soit l’équivalent de 25,4 piscines olympiques en une année. En deux ans, nous en étions déjà à l’équivalent de 45 piscines olympiques. Ainsi parle Alex Fearnside, de la ville de Melbourne en Australie qui travaille avec EarthCheck. Ces économies de fonctionnement se retrouvent évidemment dans le compte de résultat. Chez Accor, le Novotel Pardieu a fait des économies conséquentes suite à sa labélisation. Il s’agit donc d’un programme gagnant-gagnant conçu pour apporter une amélioration continue et des économies conséquentes de fonctionnement. En moyenne, la première année, les coûts de consommation énergétique et de déchets baissent 30%, la consommation d’eau de 20%.

En phase avec les enjeux du futur

Mais, se certifier, c’est aussi anticiper sur l’avenir, réaliser que ce qui est optionnel aujourd’hui sera obligatoire demain. Tout programme de certification se doit donc d’être rigoureux et flexible car la législation évolue avec les enjeux du moment. C’est aussi  la raison pour laquelle EarthCheck a récemment actualisé son référentiel. Ce dernier est à présent à jour quant à certaines normes à venir. C’est le cas, par exemple, pour les gaz à effet de serre. EarthCheck est ainsi conforme aux normes du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) mais aussi à celles du  conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD), du Greenhouse Gas Protocol et de la norme ISO 14064 sur la comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre.

En guise de conclusion

Alors, à l’heure où les normes et les labels se multiplient, EarthCheck reste une valeur sûre respectée des professionnels. Certes, le grand public a parfois du mal à suivre toutes les subtilités de programmes de certifications de plus en plus complexes. Mais peut-on vraiment demander à tous les clients de connaitre l’ensemble des dessous de certifications souvent ambitieuses (et tant mieux !) ? Et est-ce une raison pour adopter un programme peu sérieux de labélisation ? Des normes comme Iso ne sont pas des programmes spécifiques au tourisme. Dans le fond, que veut-on vraiment ? Changer les choses ou dire que l’on change les choses ? Dans le premier cas, on s’engage pour la planète aux côtés de pays qui ont déjà compris qu’il n’y a plus de temps à perdre. Le temps est venu de cesser de faire semblant. D’ores et déjà, nombre de professionnels ne sont plus dupes. EarthCheck a pour objectif d’aller toujours plus de l’avant pour que ses clients puissent se positionner comme les leaders du développement durable.

 


EarthCheck, quel référentiel pour quel avenir ? | ©VOYAGEONS AUTREMENT
Par Geneviève Clastres
Journaliste indépendante, auteur, spécialiste de la Chine, de l'Asie, sinologue. Publications sur le tourisme équitable. Livres documentaire jeunesse sur l'Asie. Reportages divers.
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